Sean Landers

Sean Landers, Wood Chimp, oil on linen, 95,5 x 81,3 cm, 2020. Image courtesy the artist and galerie Rodolphe Janssen

« Si l'homme descend du singe, il peut aussi y remonter. » — Buster Keaton

Le royaume animalier, miroir de la condition humaine, constitue l’un des leitmotivs de Sean Landers (1962-). Avec humour et humanisme, l’artiste américain met en scène et personnifie la faune sauvage dont il revêt le pelage de motifs (tartan écossais, nervures de bois…). Chimpanzé, lièvre, ours polaire, cerf et jaguar pour ne citer qu’eux se côtoient dans son bestiaire surréaliste, inspiré par l’histoire de l’art et la “période vache” de Magritte. Selon ses propres mots: « Faire de la peinture figurative quand j’étais en école d’art, c’était le mauvais choix à faire à l’époque, quand on nous enseignait l’art minimal et conceptuel. On pensait que c’était absurde, risible, et donc évidemment, comment pouvais-je bien y résister ? »

>> À découvrir: exposition Sean Landers, “ANIMAL KINGDOM” au Musée de la Chasse à Paris jusqu’au 10 mars 2024.


Copyright © 2024, Zoé Schreiber

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Mimi Smith

Mimi Smith, System Error 16 Fatal Error, acrylic and graphite on canvas, 22,9 x 30,5 x 2,5cm, 1988-1989. Image courtesy the artist and Luis De Jesus Los Angeles

« Une erreur répétée plusieurs fois est une décision… » — Paulo Coelho

Artiste féministe avant la lettre, Mimi Smith (1942-) s’intéresse à la place des femmes dans la société américaine. Les vêtements occupent une place centrale dans sa pratique artistique. Elle intègre et altère des éléments du vestiaire féminin dans ses sculptures, éléments qu’elle refaçonne à l’aide de matériaux rugueux (laine de fer par exemple) qui vont à l’encontre des stéréotypes liées à la féminité (douceur, fragilité…). Sa série intitulée System Error s’inspire des messages d’erreur qui s’affichaient sur son ordinateur quand elle apprenait à coder dans les années 80. L’artiste reproduit l’écran pixel par pixel et, en les extrayant de leur contexte, elle confère aux fragments de texte une dimension plus philosophique.



Copyright © 2024, Zoé Schreiber

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Robert Motherwell

Robert Motherwell, Throw of Dice #17, oil on canvas, 182,9 x 121,9 cm, 1963

« La meilleure façon de prédire l’avenir est de le créer. » — Peter Drucker

Artiste, historien de l’art et théoricien, l’américain Robert Motherwell (1915-1991) est l’un des chefs de file du mouvement des expressionnistes abstraits. Son œuvre se nourrit de références littéraires, historiques, psychologiques et philosophiques et, de ses peintures et gravures aux titres à la fois évocateurs et révélateurs, se dégage une intensité émotionnelle certaine. Il travaille par séries et le souvenir de la guerre civile espagnole traverse sa carrière. Les dualités et les contrastes le fascinent: le blanc et le noir, symboles de vie et de mort, mais aussi le rêve et le cauchemar, l’être et le néant, le contenu et l’absence. Contrairement à d’aucuns de ses pairs, il ne recouvre pas entièrement ses toiles de peinture. Le vide structure ses compositions monumentales et son œuvre se caractérise par des coups de pinceau saturés et expressifs et des collages de papiers lacérés. “L’art a beaucoup moins d’importance que la vie. Mais quelle pauvreté que la vie sans art.”

Copyright © 2024, Zoé Schreiber

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