Pat Steir
Pat Steir, Rainbow Waterfall #5, oil on canvas, 108 x 108 inches, 2022
Pat Steir, Rainbow Waterfall #5, oil on canvas, 108 x 108 inches, 2022
Do Ho Suh, Sockets/Switches (Rectangular/Horizontal) Berlin, Horsham, London, New York, Seoul, Venice (detail), polyester fabric and stainless steel wire. 154.8 x 218.8 cm, 2021. Image courtesy the artist and Victoria Miro Gallery
Do Ho Suh
April 2, 2020 / Zoé Schreiber
Moffat Takadiwa, The Tengwe Farms, plastic bottle tops, 2019.
Images courtesy Nicodim Gallery and Semiose Gallery
« Toute oeuvre d'art est une possibilité permanente de métamorphose offerte à tous les hommes. » — Octavio Paz
Bouchons en plastique, brosses à dents, tubes de dentifrice, déchets informatiques… Les rebuts qui échouent dans les déchèteries de Harare sont les matériaux de prédilection de l’artiste zimbabwéen Moffat Takadiwa (1983-). En alchimiste, il transforme et sublime dans ses sculptures murales composants et objets usagés. Métamorphose et récupération caractérisent sa démarche et lui permettent de mettre en exergue ses questionnements liés aux legs du colonialisme et à l’impact environnemental de la surconsommation. Comme il l’explique: « Les décharges ont formé leur propre écosystème, et malgré les problèmes de toxicité, elles peuvent être des lieux concernés par la redéfinition – de la valeur des choses, de leur position dans la société, du paysage. »
Copyright © 2024, Zoé Schreiber
—
FEATURED IN:
Ellsworth Kelly, Colors for a Large Wall, oil on canvas, sixty-four panels, 240 x 240cm, 1951. Image courtesy MoMA Museum of Modern Art
« La logique vous mènera d'un point A à B. L'imagination vous mènera partout. » — Albert Einstein
Peintre américain majeur, Ellsworth Kelly (1923-2015) fait vibrer les couleurs dans ses abstractions géométriques épurées et rigoureuses. Rien n’est aussi simple qu’il n’y paraît de prime abord dans ses “shaped canvas”, dans ses panneaux monochromes, ses collages, ses sculptures et ses dessins. Fasciné par les différentes étapes qui mènent à la perception, il nous livre des expériences sensorielles. Ses compositions s’inspirent de l’observation du réel. L’artiste isole des fragments et des détails (l’ombre d’une fenêtre, le porche d’une église, le bord d’un trottoir…) et les transpose sur ses toiles. Il accentue les contours, synthétise les volumes et purifie les formes. Comme il l’explique: « Je crois que si l’on cesse de penser et qu’on regarde simplement les choses avec ses yeux, au bout du compte tout devient abstrait. »
À découvrir: Ellsworth Kelly, Shapes and Colors, 1949-2015 à la Fondation Louis Vuitton à Paris jusqu’au 9 septembre 2024.
Copyright © 2024, Zoé Schreiber
—
FEATURED IN: