Lynette Yiadom-Boakye

Lynette Yiadom-Boakye

« La vie ne se mesure pas au nombre de respirations que vous prenez mais aux moments qui vous coupent le souffle. » — Maya Angelou

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Ed Ruscha

Ed Ruscha, Man Walking Away from It All, oil on canvas, 20 x 24 in, 1985. Image courtesy the artist

« Un jour, tout sera bien, voilà notre espérance. Tout est bien aujourd’hui, voilà l’illusion. » — Voltaire

Depuis le début des années 60, l’artiste américain Ed Ruscha (1937-) développe une pratique à la croisée de l’art conceptuel et du Pop Art. La banalité du quotidien, les panneaux publicitaires et la signalétique qui meublent l’espace urbain californien l’inspirent. Très graphiques, ses peintures, dessins et photographies s’appuient sur la tension sémantique qui se dégage de l’association de mots et d’images. Onomatopées, calembours et allitérations traversent ses tableaux à la facture lisse et dénuée d’effets de matière. Iconiques et précurseurs, ses livres d’artiste dressent des typologies, tout en séquences et en répétitions, de lieux-communs (stations services, parkings, piscines, artères commerciales…) L’artiste à l’humour caustique cultive un style “neutre” à la lisière du documentaire et n’a de cesse de jouer avec les échelles et les perspectives, de jongler avec les registres et d’expérimenter les formats. « Les mots ont une température » déclare-t-il « quand ils atteignent un certain degré et deviennent brûlants, ils m’attirent… »

Copyright © 2022, Zoé Schreiber

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Marlene Dumas

Marlene Dumas, The Fog of War, portfolio of four digital prints in colors including text by the artist, on Hahnemüle paper, all 45.7 x 35.6 cm, 2006

« La guerre, c'est le massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent et ne se massacrent pas. » — Paul Valéry

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Máret Ánne Sara

Máret Ánne Sara, Pile o' Sapmi, Curtain made from reindeer skulls and metal wire, installation view, Neue Neue Galerie (Heue Hauptpost), Kassel, documenta 14, 2017.

Un “rideau” de crânes de rennes…  

Dans ses œuvres militantes, l’artiste et journaliste norvégienne, Máret Ánne Sara (1983-) donne voix au chapitre aux revendications des Samis, le dernier peuple autochtone d’Europe. Ses sculptures et installations mettent en exergue les discriminations et les injustices qui touchent les membres de sa communauté. Dans une intervention coup de poing, elle dénonce l’abattage forcé des rennes décrété par le gouvernement norvégien et rassemble, devant le parlement d’Oslo, des centaines de crânes desdits animaux afin de sensibiliser ses concitoyens. L’élevage de rennes est l’une des pierres angulaires de la culture Sami. Les animaux sont, d'après elle, les véritables autochtones et leur mise en péril, tant par les politiques que par le changement climatique, est une parabole du sort fragile de son peuple. Pour la citer: « Les gens commencent toujours par me demander si je suis une activiste. Je réponds non, car je ne fais pas tout cela dans le but d’être une activiste. Alors, ils veulent savoir si je fais de l’art juste par provocation. Ce n’est pas non plus le cas. Il s’agit simplement pour moi de dire la vérité. »

Copyright © 2022, Zoé Schreiber

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