Birgit Jürgenssen

Birgit Jürgenssen, Ich möchte hier raus!, 1976. Image courtesy Estate Birgit Jürgenssen

« L'histoire de l'opposition des hommes à l'émancipation des femmes est peut-être plus intéressante que l'histoire de cette émancipation elle-même. » — Virginia Woolf, Une chambre à soi (1929)

Figure de proue de l’avant-garde féministe, l’artiste autrichienne Birgit Jürgenssen (1949-2003) explore dans ses oeuvres les normes associées au genre et à la représentation de la féminité. Ses dessins, performances, photographies et sculptures dénoncent les stéréotypes sexistes véhiculés par la société. Inspirée par la psychanalyse et le surréalisme, l’auto-portrait lui permet de se glisser dans la peau d’archétypes féminins et de souligner l’absurdité des carcans traditionnels qui cantonnent les femmes à la sphère domestique. « Je voulais montrer les préjugés répandus à l'égard des femmes, les modèles que la société leur attribue, ceux auxquels j'ai toujours été confrontée, et je voulais dépeindre les malentendus quotidiens. »


Copyright © 2024, Zoé Schreiber

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Richard Diebenkorn

Richard Diebenkorn, Still Life with Book, oil on canvas, 43.2 x 48.3 cm, 1958

Sean Landers

Sean Landers, Wood Chimp, oil on linen, 95,5 x 81,3 cm, 2020. Image courtesy the artist and galerie Rodolphe Janssen

« Si l'homme descend du singe, il peut aussi y remonter. » — Buster Keaton

Le royaume animalier, miroir de la condition humaine, constitue l’un des leitmotivs de Sean Landers (1962-). Avec humour et humanisme, l’artiste américain met en scène et personnifie la faune sauvage dont il revêt le pelage de motifs (tartan écossais, nervures de bois…). Chimpanzé, lièvre, ours polaire, cerf et jaguar pour ne citer qu’eux se côtoient dans son bestiaire surréaliste, inspiré par l’histoire de l’art et la “période vache” de Magritte. Selon ses propres mots: « Faire de la peinture figurative quand j’étais en école d’art, c’était le mauvais choix à faire à l’époque, quand on nous enseignait l’art minimal et conceptuel. On pensait que c’était absurde, risible, et donc évidemment, comment pouvais-je bien y résister ? »

>> À découvrir: exposition Sean Landers, “ANIMAL KINGDOM” au Musée de la Chasse à Paris jusqu’au 10 mars 2024.


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Mimi Smith

Mimi Smith, System Error 16 Fatal Error, acrylic and graphite on canvas, 22,9 x 30,5 x 2,5cm, 1988-1989. Image courtesy the artist and Luis De Jesus Los Angeles

« Une erreur répétée plusieurs fois est une décision… » — Paulo Coelho

Artiste féministe avant la lettre, Mimi Smith (1942-) s’intéresse à la place des femmes dans la société américaine. Les vêtements occupent une place centrale dans sa pratique artistique. Elle intègre et altère des éléments du vestiaire féminin dans ses sculptures, éléments qu’elle refaçonne à l’aide de matériaux rugueux (laine de fer par exemple) qui vont à l’encontre des stéréotypes liées à la féminité (douceur, fragilité…). Sa série intitulée System Error s’inspire des messages d’erreur qui s’affichaient sur son ordinateur quand elle apprenait à coder dans les années 80. L’artiste reproduit l’écran pixel par pixel et, en les extrayant de leur contexte, elle confère aux fragments de texte une dimension plus philosophique.



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