Hahaha. L’Humour de l’Art, ING Art Center

René Magritte, Le bon exemple, 1953

René Magritte, Le bon exemple, 1953

La légende du tableau, « Personnage assis », décrit un homme debout, chapeau melon vissé sur la tête et parapluie à la main…

Le décalage entre la perception et le langage, l’illogisme et les jeux de mots, l’incongru et la parodie, la dérision et l’ironie sont autant de mécanismes qui, en créant la surprise, bousculent l’ordre “normal” des choses et sont susceptibles de provoquer le rire. L’exposition “Hahaha. L’humour de l’art” à découvrir à l’ING Art Center met en exergue la place de l’humour comme moteur de la création artistique mais aussi comme outil pour déconstruire les idées reçues et perçues. L’accrochage rassemble plus de 200 oeuvres démystificatrices, frondeuses voire impertinentes, et lève le voile sur le rôle de l’humour dans les révolutions artistiques de la fin du 19e siècle à nos jours. La visite permet de découvrir tant des oeuvres emblématiques ayant marqué de façon indélébile l’histoire de l’art (à l’instar de la Fontaine de Marcel Duchamp pour ne citer qu’elle) que des propositions d’artistes contemporains qui reprennent et réinterprètent la maxime de ce dernier: « Rien n’est assez sérieux pour être pris au sérieux. »


📍 Hahaha. L’humour de l’Art, ING Art Center, Mont des Arts, Place Royale 6, B-1000 Bruxelles, Belgique.
🗓 Jusqu’au 16 janvier 2022.

Une collaboration entre l’ING Art Center, le KANAL-Centre Pompidou et le Centre-Pompidou.
Informations pratiques: https://promo.ing.be/stories/FR/Art/articles/Expo_hahaha_infos_fr

Copyright © 2021, Zoé Schreiber

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Abdelkader Benchamma, 'Signes', Galerie Templon

Abdelkader Benchamma, Signes, vue d’exposition, Galerie Templon, 2020. Photo: Cathy Mandi

Abdelkader Benchamma, Signes, vue d’exposition, Galerie Templon, 2020. Photo: Cathy Mandi

Des arborescences à l’encre noire s’évadent du cadre et débordent sur les murs blancs…

L'artiste français Abdelkader Benchamma (1975-) déploie son univers onirique dans ses dessins, ses fresques et ses peintures à l’encre sur papier. Réalisées in situ et souvent éphémères, ses installations immersives et spectaculaires nous transportent dans des paysages à la fois physiques et mentaux. Il transforme notre perception de l’espace d’exposition en prolongeant sur les murs ses entrelacs de flux d’énergie, dessinés d’un trait minutieux, organique et fluide. Dans un jeu de camouflage et de mise en abyme, il intègre des photos ou des dessins à certaines de ses compositions. Il s’inspire non seulement de la littérature, de la science, de l’ésotérisme et de la spiritualité mais aussi d'images glanées sur internet ou dans la presse. “Ce qui m’intéresse, c’est de créer un espace où une sorte de trouble apparaît. (…) Avec le dessin, j’essaie de tourner autour de quelque chose sans formes propres, qui serait toujours en mouvement, en disparition, et qui prendrait différentes formes selon les époques et les croyances.”

Abdelkader Benchamma, Signes, Galerie Templon, Rue Veydt 13A, B-1060, Bruxelles, Belgique.
Jusqu'au 24 octobre 2020.

Copyright © 2020, Zoé Schreiber

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August 5, 2019 / Zoé Schreiber

 

Fernando Marques Penteado

Fernando Marques Penteado, Chic Snacks 09, 2020, collage, hand embroidery on cotton, 43.5 × 56.5 cm. Image courtesy the artist and Mendes Wood DM

Fernando Marques Penteado, Chic Snacks 09, 2020, collage, hand embroidery on cotton, 43.5 × 56.5 cm. Image courtesy the artist and Mendes Wood DM

Des amuse-bouches disposés sur un plateau, une invitation à la dégustation, à la convivialité et au partage…

Artiste brésilien, Fernando Marques Penteado (1955-) s'intéresse à la construction identitaire et au genre, à la sociabilité, aux relations humaines et au passage du temps. Son medium de prédilection est la broderie, broderie qu'il décline sur des morceaux de tissus, sur des panneaux recouverts de vinyle ou sur des objets trouvés (raquettes de tennis ou de badminton…). Son univers ludique se caractérise par un goût prononcé pour la mise en scène et il distille, à grand renfort d’indices, les points d’ancrage de ses installations interactives et pluridisciplinaires. Il convoque des personnages fictifs autour d'un dîner imaginaire, une réunion d'amis de longue date. Les broderies présentées mettent l’eau à la bouche et donnent à voir les différents plats qui composent le buffet. Ses portraits naïfs et ses collages (ou “storyboards”) rassemblent, à l'instar de portraits chinois, un condensé d’attributs et d’images qui évoquent la personnalité des différents convives. Ses oeuvres sont des pièces d’un puzzle à reconstituer, des tremplins à la narration.

Fernando Marques Penteado, Meet me at the finger buffet, Mendes Wood DM, Bruxelles, Belgique.
Jusqu'au 3 octobre 2020.


Copyright © 2020, Zoé Schreiber

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Anne-Marie Schneider, 'Rainbow', galerie Michel Rein

Anne-Marie Schneider, Untitled (personage, automaton,cars), 2019, acrylic, pigments on paper, 128x114 cm, unique, signed and dated on reverse. Image courtesy the artist and galerie Michel Rein

Anne-Marie Schneider, Untitled (personage, automaton,cars), 2019, acrylic, pigments on paper, 128x114 cm, unique, signed and dated on reverse. Image courtesy the artist and galerie Michel Rein

Une créature colossale rose bonbon à la fois bienveillante et menaçante… On ne peut s'empêcher d'imaginer, qu'une fois sa clé dans le dos remontée, elle sème le chaos et écrase les voitures jonchées à ses pieds.

Depuis plus de 30 ans, l'artiste française Anne-Marie Schneider (1962-) croque quotidiennement son vécu et son ressenti. Son médium de prédilection est le dessin, dessin qu'elle exécute au crayon gris, à l'encre de chine, au fusain, à l'aquarelle ou à l’acrylique. Son trait, à la fois fragile et assuré, immortalise ses états d'âmes, ses rêves et ses cauchemars. L'"écriture" de soi à laquelle elle s'adonne est de nature improvisée et rappelle l'écriture automatique en littérature. Mélange d'observation et d'imagination, ses compositions sont à la fois simples et dépouillées et leur style télégraphique touche à l’essentiel. Comme elle l’explique, son processus consiste à "représenter le réel de la façon la plus abstraite possible”.


Anne-Marie Schneider, Rainbow, Galerie Michel Rein, Bruxelles, Belgique.
Jusqu'au 31 octobre 2020.

Copyright © 2020, Zoé Schreiber

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November 18, 2017 / Zoé Schreiber