« Le domaine de l’art est l’un des rares domaines où l’on peut faire des choses insensées. » — Martin Creed
Artiste britannique, Martin Creed (1968-) nous invite, avec humour et facétie, à renouveler le regard que l’on porte sur ce qui constitue une oeuvre d’art. Il procède souvent par l’absurde et a recours à des séquences et à des répétitions. Lauréat en 2001 du Turner Prize, son installation phare, Work No. 227: The lights going on and off, consiste à allumer et à éteindre, à intervalles réguliers de cinq secondes, la lumière dans un espace d’exposition où il n’y a “rien” d’autre à voir. Il met en scène, dans une performance, un coureur qui effectue un sprint dans les couloirs d’un musée toutes les 30 secondes et perturbe la quiétude des visiteurs. Les objets trouvés font également partie intégrante de son vocabulaire. Dans sa série d’estampes réalisées à l’aide de brocolis, il transforme son légume préféré en matériau artistique. Les empreintes résultantes ressemblent, selon lui à des arbres, et lui permettent de faire un pas de côté pour évoquer quelque chose de plus vaste que le point de départ.
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