« On ne juge pas un crapaud à le voir sauter… » — proverbe québécois
Le rythme des saisons constitue l’une des sources d’inspiration du peintre américain Stephen Bron. À l’instar des concertos de Vivaldi, ses tableaux décrivent la partition du printemps, de l’été, de l’automne et de l’hiver. Il nous donne à voir des détails observés lors de ses promenades, un crapaud qui se promène sur un tapis de feuilles mortes, la neige qui fond, le ruissellement d’un cours d’eau, les racines exposées d’un arbre… Ses nus masculins imaginent un retour à “l’état de nature” en harmonie avec l’environnement. La facture souple de son coup de pinceau semble évoquer le caractère évasif de l’expérience et du souvenir. Pour citer Henri David Thoreau: « Voir et regarder le monde exige de l'attention et d'avoir une réelle capacité à s'émerveiller. Il faut prendre le temps de regarder et d'analyser ce que nous voyons, puis de laisser monter en nous l'admiration. »
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