Wolfgang Laib

Wolfgang Laib, Pollen from Hazelnut, MoMA Museum of Modern Art, 2013. Image courtesy the artist and Sperone Westwater, Thaddaeus Ropac, Buchmann Galerie

« La plus grande révélation est le silence. » — Lao-Tseu

L’artiste allemand Wolfgang Laib (1950-) utilise des matériaux naturels tels le pollen, la cire d'abeille, le riz ou le lait. À la fois méditatives et spirituelles, ses sculptures et installations sont des invitations à la contemplation. Médecin de formation, influencé par la philosophie orientale, sa réflexion s’articule autour de questions métaphysiques et interroge la place de l’homme dans la nature et l’environnement. Depuis 1977, il recueille chaque année des particules de pollen qu’il conserve dans des bocaux. Fruits de ce rituel, les échantillons récoltés forment une poudre radieuse qu’il offre à notre regard comme s’il s’agissait de pigments. « La beauté ne me fait pas peur. »

Copyright © 2024, Zoé Schreiber

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Susan Rothenberg

Susan Rothenberg, Cabin Fever, 1976. Image courtesy Susan Rothenberg Estate, Sperone Westwater and Gray Gallery

« Le cheval est un bon maître, non seulement pour le corps mais aussi pour l'esprit et le cœur. »  — Xénophon

C’est entre 1974 et 1977 que l’artiste américaine Susan Rothenberg (1945-2020) crée sa série emblématique à l’effigie de chevaux. Ses silhouettes équestres, dépeintes en mouvement ou à l’arrêt, sont dépouillées de tout détail. Seuls le contour et l’ombre du cheval sont définis et ce sont les touches successives de pinceau qui lui confèrent sa prestance. Spectrale, la série de tableaux évoque l’art rupestre et les animaux représentés semblent flotter hors du temps. Comme elle l’explique: « Cette image d'un cheval est chargée émotionnellement. Quand les gens regardent l'image d'un cheval, ils y associent puissance, mouvement, pesanteur. C’est un être vivant. »

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Lygia Pape

Lygia Pape, Sculpture, Black and Yellow, 1965. Image courtesy Lygia Pape Estate and White Cube

Aïda Muluneh

Aïda Muluneh, Knowing the way to tomorrow (Water Life series), photograph printed on Hahnemuehle Photo Rag Bright White, 80x80cm, ed 7, 2018. Image courtesy the artist, Jenkins Johnson Gallery, Efie Gallery

« L’eau c’est la vie… »

Dans ses photographies surréalistes, à la fois oniriques et métaphoriques, l’artiste et photo-journaliste Aïda Muluneh (1974-) attire notre regard sur la condition de la femme dans son Éthiopie natale. À la lisière entre tradition et futurisme, ses compositions s’appuient sur la force évocatrice des symboles et de la mise-en-scène mais aussi sur l’impact graphique de la couleur et des jeux de symétrie. Sa série intitulée Water Life (2018) dénonce le lourd tribut que la pénurie d’eau fait payer aux femmes sur le continent africain. « Issue d’une famille d’agriculteurs, je connais l’angoisse provoquée par l’attente de la pluie. »


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