NEWSLETTER • 28 NOVEMBRE 2020

EDITORIAL • 28 NOVEMBRE 2020

Bis repetita... Les discours solennels des politiques réitèrent jusqu’à plus soif le bien-fondé de la stratégie sanitaire... On ne demande qu’à y croire mais, à l’approche des réveillons de fin d’année, non seulement marteler le message ne convainc plus mais la défiance s’installe... Pourtant, comme en témoigne l’installation d’Oriol Vilanova, la répétition permet d’interroger ce que l’on voit, ce que l’on sait mais aussi ce que l’on fait sans y penser.

La résurgence de la pandémie fin octobre a entraîné une nouvelle baisse de rideau forcée des commerces non essentiels. Qui dit fermeture des magasins dit essor des ventes en ligne et centres de tri postaux débordés par l’afflux de colis. Pas l’ombre d’une trace d’activité humaine dans l’entrepôt logistique immortalisé par Andreas Gursky et on ne peut que s’interroger sur les conditions de travail dans ces usines des temps modernes.

L’œuvre de Nathan Coley rappelle qu’il nous faut être réalistes et garder à l’esprit que, contre le Covid-19, il ne faut pas s’attendre à un remède miracle.

Restez curieux et bonne lecture!

Zoé Schreiber

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NEWSLETTER • 21 NOVEMBRE 2020

EDITORIAL • 21 NOVEMBRE 2020

Le temps passe inexorablement, les jours se suivent et se ressemblent. Le 17 novembre dernier, il y a un an déjà, on recensait à Wuhan le patient zéro, le tout premier cas de Covid-19. Un avant et un après... Avec le recul, on sait aujourd’hui que seule une campagne de vaccination massive pourra faire renaître l’espoir de retrouver une certaine normalité. Si plusieurs vaccins sont dans la dernière ligne droite, cet hiver encore le "meilleur" d’entre eux sera de continuer à respecter les règles de distanciation sociale et les gestes barrières.

À l’instar de Roman Opalka qui égrena, du bout de son pinceau, le temps, nous décomptons les jours qui nous séparent du retour à l’insouciance de la vie d’avant.

Les gribouillis chaotiques et colorés de Brice Marden rappellent ceux que l’on trace instinctivement, les exutoires qui témoignent de notre humeur.

Les deux protagonistes du tableau de María Berrío semblent quant à elles plongées dans un état de sidération. Il est vrai que la situation actuelle influe sur notre moral mais on se plaît à espérer que, dans un avenir plus ou moins proche, les lendemains rechanteront.

Restez curieux et bonne lecture!

Zoé Schreiber

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NEWSLETTER • 14 NOVEMBRE 2020

EDITORIAL • 14 NOVEMBRE 2020

Cette semaine, les œuvres se déclinent en un camaïeu de bleu... Couleur du ciel et de la mer, couleur de la mélancolie et du rêve...

Outre-Atlantique, le candidat démocrate à l’élection présidentielle a remporté la course qui mène à la Maison Blanche mais le président sortant persiste et signe et, en mauvais perdant, refuse de reconnaître sa défaite… On ose espérer que la passation de pouvoir se fera sans encombre en janvier et, qu’à l’instar de la peinture-poème de Joan Miró, le “rêve bleu” plébiscité par une majorité d’électeurs ne restera pas lettre morte.

"Patience et longueur de temps font plus que force ni rage". La morale qui conclut la fable de La Fontaine semble tout à propos en ces temps de grande incertitude. À ce titre, la toile imbibée de pigment bleu d'Helen Frankenthaler rappelle la surface de l'eau ridée par le rebond d'un ricochet et semble évoquer un état de transition, de mouvement et de fluctuation... 

Enfin, le tableau de Barnett Newman donne à voir un rai de lumière annonciateur d'une aube qui se lève…

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Zoé Schreiber

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NEWSLETTER • 7 NOVEMBRE 2020

EDITORIAL • 7 NOVEMBRE 2020

Les élections américaines du 3 novembre dernier font les choux gras de la presse écrite, des chaînes de télévision et de radio et des réseaux sociaux... Pour la première fois depuis 2000, les américains ne connaissent toujours pas le nom de leur prochain président. Pandémie de Covid-19 oblige, nombre d’électeurs (en majorité démocrates) ont opté pour le vote par correspondance. La participation enregistrée a été record et le dépouillement des bulletins de vote se poursuit à l’heure actuelle. Si Donald Trump s’est d’ores et déjà proclamé vainqueur de la présidentielle, les jeux sont loin d’être faits: les deux candidats en lice, sont au coude-à-coude dans des Etats-clés et l’issue du scrutin nous tient tous en haleine.

Le climat de polarisation politique est extrême et la tension monte mais, comme nous le rappelle de façon subliminale le panneau d’affichage de Felix Gonzalez-Torres, la patience est la mère de toutes les vertus.

La “vague bleue” démocrate n’a pas eu lieu. Réinterprété par Ed Ruscha, le drapeau américain en lambeaux témoigne, si besoin est, des divisions du pays. Cette élection, aux allures de référendum pour ou contre le président sortant, montre que le mot “Assez!” qui figure sur l’œuvre reste à ce jour un vœu pieux.

Quelle que soit l’issue du scrutin, le vainqueur des uns est et sera, comme l’illustre Barbara Kruger, le perdant des autres.

Restez curieux et bonne lecture!

Zoé Schreiber

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NEWSLETTER • 31 OCTORE 2020

EDITORIAL • 31 OCTORE 2020

Le chronomètre s'affole, le nombre de contaminations au Covid-19 aussi. Nous sommes lentement mais sûrement assaillis par le sentiment de ne plus rien contrôler et de nous battre contre des moulins à vent... Comme si l’espoir de vaincre s’amenuisait au fil des semaines. Le reconfinement, aussi contraignant soit-il, fait écho au dessin de Louise Bourgeois: il laisse entrevoir la possibilité d’un "reset", d’une réinitialisation et fait renaître l’envie d’y croire.

La course à la Maison Blanche entre dans sa dernière ligne droite et on en finit par oublier que les américains ne seront pas seulement amenés à se prononcer pour l’un ou l’autre des deux candidats en lice mais devront aussi se mobiliser pour élire une pléthore de députés, de sénateurs et de maires, tant à l'échelle nationale que locale... La mobilisation de la population semble sans précédent. Le tableau de Derrick Adams rappelle que cette année plus que jamais, les électeurs ne doivent bouder les urnes.

En temps normal, en cette veille de Toussaint, la fête d'Halloween permet de canaliser toutes les peurs. Si, par les temps qui courent, les masques c’est maintenant tous les jours, les portraits masqués de Saul Steinberg nous invitent à nous souvenir que les masques ont aussi pour fonction première de faire fuir les démons et de semer les mauvais esprits.

Restez curieux et bonne lecture! Merci à vous qui me lisez depuis quatre ans déjà!

Zoé Schreiber

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NEWSLETTER • 24 OCTORE 2020

EDITORIAL • 24 OCTORE 2020

Tergiversations et tâtonnements des politiques, défiance et lassitude de la population poussent l’Europe à la précipitation... Bien que l’escalier de Rachel Whiteread ne mène a priori nulle part, on ose espérer que, si nous conjuguons nos efforts, pas à pas, nous parviendrons un jour à maîtriser la crise sanitaire qui nous est échue en partage.

Tic tac tic tac… La course contre la montre pour maîtriser “la seconde vague” est engagée même si nos gouvernements donnent souvent l'impression de naviguer à vue. À ce stade des opérations, un reconfinement à géométrie variable selon les pays, semble être la voie de secours ultime pour parer au plus urgent. Ne pas savoir de quoi demain sera fait n’incite guère à l’optimisme... On se plaît à rêver et à imaginer que le chemin tracé par Richard Long, aussi ardu soit-il, est annonciateur de jours meilleurs.

Le dessin d’André Dael est une ode à l’imprévu, à l’aventure qui peut surgir non seulement au coin de la rue mais aussi de la pointe d’un stylo-feutre. Misons alors sur le hasard tout en nous évertuant à ne pas perdre pied.

Restez curieux et bonne lecture! Merci à vous qui me lisez depuis quatre ans déjà!

Zoé Schreiber

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NEWSLETTER • 17 OCTORE 2020

EDITORIAL • 17 OCTORE 2020

"Deuxième vague", les mots sont lâchés... Prévisibles certes et pourtant, aussi incroyable que cela puisse paraître, inopinés tant le doute et le flou semblent s’être installés au sein de certaines franges de la population... Sentiment de déjà-vu, injonctions paradoxales, mesures restrictives incomprises, contagion de la peur et de l’anxiété... Pour illustrer la situation actuelle, l’installation de Carsten Höller: un plafond à l’envers et des champignons hallucinogènes eux aussi "machines à confusion".

Le tableau d’Alma Thomas nous rappelle que, si à l’automne les feuilles mortes tombent et l’arbre se retrouve nu, le renouveau est au coin de la rue et les regrets et les souvenirs ne se ramassent pas forcément à la pelle. Pour sauver l’espoir, nous devons tous nous investir et respecter les règles pour défier de façon collective la pandémie et repousser le virus hors de nos vies.

Qui dit couvre-feu dit recentrage sur les choses qui nous tiennent à cœur et nous font du bien. Pour nombre d’entre nous, comme en témoigne le tableau de Lynette Yiadom-Boakye, la lecture reste le moyen de vivre plusieurs fois, alors, vive la culture, vive la vie!

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Zoé Schreiber

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NEWSLETTER • 10 OCTORE 2020

EDITORIAL • 10 OCTORE 2020

« Quelque chose vient au monde sans y avoir été invité provoquant le désordre, le désordre... » Ce vers de la poétesse américaine Louise Glück, lauréate du prix Nobel de littérature, résonne à l’aune du rebond de la pandémie en Europe. À l’instar de dominos, pays, villes et régions basculent en alerte maximale... Des "zones rouges" auxquelles fait écho l'installation immersive d'Anish Kapoor. 

Le tableau de James Rosenquist semble non seulement illustrer le "décompte" des différentes personnes contaminées au Covid-19 dans l’entourage du président américain mais nous remémore aussi que, là-bas comme ici, personne n'est à l'abri... 

Parler de vague menaçante en regardant l’oeuvre de Robert Longo est un euphémisme et l'on ne peut qu'espérer que son déferlement ne sera pas trop brutal...

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Zoé Schreiber

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NEWSLETTER • 3 OCTOBRE 2020

EDITORIAL • 3 OCTOBRE 2020

Semaine pluvieuse et résolument automnale. La photo décalée de Robert Doisneau raconte l’amitié qui lie son ami, le violoncelliste Maurice Baquet, à son instrument de musique, tant et si bien que, sous les gouttes, il le protège de son parapluie comme s’il s’agissait d’une personne.

Une nouvelle controverse secoue le monde de l’art. L’objet de la discorde: le report à 2024 de la rétrospective itinérante de l’œuvre de Philip Guston. La décision a de quoi susciter la perplexité dans la mesure où l’artiste dénonce, dans les toiles et dessins qui font polémique, la banalité du mal et le racisme systémique de la société américaine. A l’heure où Donald Trump refuse, lors d’un débat avec son adversaire, de condamner les milices de suprémacistes blancs et à l'heure où prolifèrent sur la toile des propos à contenu haineux, la frilosité institutionnelle met en lumière les clivages de notre époque.

Enfin Abdelkader Benchamma nous invite à voyager dans son univers poétique, hors du monde et hors du temps.

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Zoé Schreiber

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NEWSLETTER • 26 SEPTEMBRE 2020

EDITORIAL • 26 SEPTEMBRE 2020

Le monde bouge et il bouge vite. Si certains vacillements passent inaperçus, d’autres soubresauts entraînent des changements sismiques... Suite au décès de Ruth Bader Ginsburg, icône progressiste et juge à la Cour Suprême, l’éventuelle nomination d'une remplaçante, avant l’élection présidentielle américaine du 3 novembre, devient un enjeu électoral. La dualité entre le noir et le rouge du tableau de Mark Rothko rappelle que dans la vie tout évolue et que rien n’est jamais figé.

La perception et la suggestion du mouvement traversent l’œuvre de Bridget Riley. Son tableau intitulé Fall évoque la sensation vertigineuse que procure une chute et illustre le passage inéluctable de l’été à l’automne.

Fernando Marques Penteado démontre quant à lui, et pour citer librement le chef cuisinier Bernard Loiseau, que si “la table est l’endroit de détente et de convivialité par excellence (…), il faut également utiliser son imagination pour venir compléter les efforts de la cuisine” et les oeuvres de l’artiste.

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Zoé Schreiber

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NEWSLETTER • 19 SEPTEMBRE 2020

EDITORIAL • 19 SEPTEMBRE 2020

Réchauffement climatique aidant, la côte ouest des Etats-Unis s’est transformée cet été en un gigantesque brasier. La catastrophe écologique est immense et, à l’instar du tableau de Lois Dodd, “notre maison brûle” et les pompiers s’efforcent vaille que vaille de contenir les flammes et de protéger la population. L’épidémie de Covid-19 ressemble elle aussi, au fur et à mesure de la recrudescence des contaminations, à un incendie partiellement éteint, à un feu couvant dont les braises pourraient à nouveau se rallumer.

Le titre du tableau de Robert Motherwell fait écho aux températures encore estivales pour ne pas dire caniculaires.. Un été qui joue les prolongations... Un été indien, une saison qui, pour citer librement la chanson de Joe Dassin, n’existe plus seulement dans le Nord de l’Amérique.

Enfin, le nageur de Robert Moskowitz rappelle que dans l'effort, persévérance et abandon vont souvent de pair.

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Zoé Schreiber

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NEWSLETTER • 12 SEPTEMBRE 2020

EDITORIAL • 12 SEPTEMBRE 2020

Afin d’endiguer la propagation du Covid-19, chaque pays invite ses citoyens à respecter les règles sanitaires en vigueur sur son territoire. Certes, l’existence de règles n’en garantit pas le respect mais il importe de les suivre pour préserver notre santé et celle de notre entourage. Dans ce contexte, le terrain de tennis dépeint par Jonas Wood fait écho à la disqualification du favori du tournoi de l’US Open et rappelle si besoin est que les règles sont valables pour tous, sans exception.
 

L'Inde est, derrière les Etats-Unis, le deuxième pays le plus touché par le coronavirus au monde. Si l'épidémie s’est d'abord cantonnée dans les villes, deux tiers des cas sont maintenant recensés dans les campagnes. Les photographies de Gauri Gill témoignent de la vitalité des communautés rurales de ce pays-continent, et soulignent, de façon subliminale, la fragilité mais aussi, on le souhaite et on l’espère, la résilience des villageois.


Enfin, Anne-Marie Schneider nous fait partager la fragilité de son ressenti et ses œuvres font remonter à l'esprit la citation d'Oscar Wilde selon laquelle "si la vie réelle est un chaos, une terrible logique gouverne en revanche l'imagination."
 

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Zoé Schreiber

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NEWSLETTER • 5 SEPTEMBRE 2020

EDITORIAL • 5 SEPTEMBRE 2020

La fin de l’été s’apparente, outre-Atlantique, à une saison en enfer et la violence disproportionnée dont a à nouveau fait preuve un policier blanc contre un homme noir n’a fait qu’embraser, une fois de plus, les esprits. L’œuvre de Sable Elyse Smith tombe à point nommé pour nous rappeler que l’univers pénitentiaire, corollaire au racisme systémique de la société américaine, n’est pas le remède à tous les maux et que tout drame entraîne des victimes collatérales.

Gel hydroalcoolique dans les cartables et masques sur le nez pour les aînés, les élèves de la maternelle au lycée ont retrouvé le chemin de l’école. Une rentrée certes inédite mais on se plaît à croire, qu’à l’instar des petits écoliers immortalisés par Robert Doisneau, petits et grands vont redécouvrir le plaisir d’apprendre "pendus aux lèvres" de leurs enseignants.

Symbole de renouveau, la spirale de Louise Bourgeois nous incite quant à elle à retrouver l’équilibre dans l'instabilité.

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Zoé Schreiber

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NEWSLETTER • 29 AOÛT 2020

EDITORIAL • 29 AOÛT 2020

L’été touche à sa fin. L’automne va bientôt prendre le relais et déployer sa palette de couleurs. Après le temps des vacances et de l’insouciance, l’heure de la rentrée a sonné. Une rentrée qui, crise sanitaire oblige, demeure placée sous le signe de l’incertitude. Nul ne sait en effet de quoi demain sera fait.

Au lieu de planifier l'imprévisible, des amis partagent un moment de convivialité et échangent les dernières nouvelles dans le tableau de Fairfield Porter. L’art de la conversation est également au coeur de la composition de Sam Nhlengethwa. Le paysage aérien de Georgia O’Keeffe nous rappelle quant à lui que malgré le brouillard ambiant, le ciel est toujours bleu au dessus des nuages.

Bonne rentrée et merci à vous qui m'avez suivie tout au long de l'été. Rendez-vous la semaine prochaine pour une nouvelle "livraison culturelle"! Restez curieux et bonne lecture!

Zoé Schreiber

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NEWSLETTER • 22 AOÛT 2020

EDITORIAL • 22 AOÛT 2020

Le compte à rebours est lancé et la rentrée se profile lentement mais sûrement à l’horizon. 

La carte postale d'Ellsworth Kelly tombe à point nommé pour nous rappeler qu’il n’y a pas si longtemps, la fiabilité de la poste américaine était telle que certains artistes n’hésitaient pas à diffuser leurs "œuvres d’art" par son intermédiaire. Les tongs qui entourent la lectrice allongée dans le sable d’Isca Greenfield-Sanders laissent supposer que ne sont loin ni la mer ni les petits-enfants et que se prolongent les moments de détente estivale. Le paysage baigné de soleil d’Etel Adnan ne parvient pas quant à lui à amortir le choc causé par les images des explosions qui ont, le 4 août dernier, ravagé et endeuillé Beyrouth, sa ville natale.

Bel été à vous qui avez pris le large, bel été à vous pour qui l’ailleurs est ici. Restez curieux et bonne lecture!

Zoé Schreiber

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NEWSLETTER • 15 AOÛT 2020

EDITORIAL • 15 AOÛT 2020

Soleil au zénith et températures caniculaires. Les journées n’en finissent pas de finir et les nuits sont lourdes et bien trop courtes... Un constat s'impose: les vagues de chaleur estivales deviennent monnaie courante dans nos contrées. 

À défaut de mer et de sable fin pour se rafraîchir, le plongeon en piscine que nous invite à faire Noah Davis est, en réalité ou en fiction, une belle alternative. Moment de détente et d'oisiveté aussi pour la jeune femme solitaire de Richard Diebenkorn qui, assise de profil, couvre-chef sur la tête, semble plongée dans ses pensées. Point d'optimisme béat ni d'espoirs chimériques mais juste un moment de pure contemplation. Enfin, sous le calme apparent, la photographie de Joel Meyerowitz nous rappelle que, si la tension mène à l'orage, l'orage annonce à son tour un jour nouveau.

Bel été à vous qui avez déjà pris le large, bel été à vous pour qui l’ailleurs est ici. Restez curieux et bonne lecture!

Zoé Schreiber

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NEWSLETTER • 8 AOÛT 2020

EDITORIAL • 8 AOÛT 2020

Malgré l’instabilité de la situation sanitaire, juilletistes et aoûtiens n’ont pas échappé au traditionnel chassé-croisé estival. D'aucuns sont déjà rentrés au bercail, tandis que d’autres réalisent enfin leurs rêves d’évasion. Si David Hockney offre au regard la lueur brillante et rosée de l’aurore sur la baie de Sainte Maxime, la recrudescence de foyers épidémiques alimente encore et toujours les conversations. On se plaît à imaginer que les deux amies qu’Alex Katz assied sur un banc, sans masques certes mais dans le respect des règles de distanciation sociale, tentent de comprendre le pourquoi du comment des chiffres et des mesures gouvernementales. Enfin, tandis que s’installe à nouveau la canicule sur l’Europe, la photo de Leonard Freed attise notre convoitise: que ne donnerait-on en effet pour être à la place des enfants rieurs qui se rafraîchissent sous les jets d’eau d’une bouche d’incendie?

Bel été à vous qui avez déjà pris le large, bel été à vous pour qui l’ailleurs est ici. 

Restez curieux et bonne lecture!

Zoé Schreiber

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NEWSLETTER • 1 AOÛT 2020

EDITORIAL • 1 AOÛT 2020

Que de bruit, que d’informations contradictoires, que de déclarations à l’emporte pièce... Tant est si bien que le bla bla bla en devient inaudible. Une chose est certaine: la surinformation est devenue notre pain quotidien et tout le monde parle de tout et de rien. Mel Bochner nous rappelle, si besoin est, que le langage n’est ni anodin ni transparent. Si la pandémie reste au diapason de l’été, il faut savoir raison garder. Entre l’alarmisme et la banalisation, nous nous devons de trouver, à l’instar de Kourtney Roy, le juste milieu. Qu’il pleuve ou qu’il vente, comme le promeneur et son chien de Ray Richardson, il nous faut garder le cap.

Bel été à vous qui avez déjà pris le large, bel été à vous pour qui l’ailleurs est ici. Restez curieux et bonne lecture!

Zoé Schreiber

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NEWSLETTER • 25 JUILLET 2020

EDITORIAL • 25 JUILLET 2020

Cérémonie du 21 juillet sur fond de crise sanitaire: pas de "drache" nationale ni de défilé militaire, pas de public ni de bal populaire, pas de feu d’artifice... En écho, les coquilles d’oeufs de Marcel Broodthaers sur le noir-jaune-rouge du drapeau belge illustrent une certaine belgitude pour ne pas dire une belgitude certaine. La petite musique subliminale du tableau d’Eric Fischl nous enjoint de sortir du déni et exhorte à la prudence face à la recrudescence de la pandémie tandis que l’atmosphère ensoleillée et surannée du Polaroid de Cy Twombly rappelle que les vacances doivent rimer, envers et contre tout, avec sérénité et douceur de vivre.

Et toujours et encore, bel été à vous qui avez déjà pris le large, bel été à vous pour qui l’ailleurs est ici.
Restez curieux et bonne lecture!


Zoé Schreiber

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NEWSLETTER • 18 JUILLET 2020

EDITORIAL • 18 JUILLET 2020

Il flotte, en ce long week-end estival, un parfum d’insouciance et une envie de liberté même si les signes de recrudescence de l’épidémie de Covid-19 se multiplient et si l’heure est plus que jamais à la vigilance... Les artistes que je vous invite à découvrir ou à redécouvrir cette semaine sont Emma Amos, Guy Yanai et Hurvin Anderson.

Bel été à vous qui avez déjà pris le large, bel été à vous pour qui l’ailleurs est ici.
Restez curieux et bonne lecture!

Zoé Schreiber

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