ÉDITORIAL • 23 MAI 2026
Véritable phénomène de société, l’essor de la chirurgie esthétique ne semble pas prêt de s’essouffler, tant et si bien qu’aux États-Unis les interventions ont connu une hausse de près de 20% l’an dernier. Née dans le sillage de la chirurgie réparatrice mise au point pour soigner les "gueules cassées" pendant la Première Guerre mondiale, la chirurgie plastique s’est progressivement banalisée. Si la culture de la jeunesse exerce une pression et en incite plus d’un(e) à passer à l’acte pour estomper les signes visibles du temps qui passe, force est de constater qu’aujourd’hui le visage, à l’instar d’autres parties du corps, constitue une matière à sculpter. La chirurgie esthétique séduit une clientèle de plus en plus jeune, influencée par les idéaux de beauté véhiculés par les réseaux sociaux. En France, les 18-34 ans ont désormais recours à plus d’actes de chirurgie esthétique que leurs aînés... Pourtant, comme le rappelle de façon subliminale le miroir de Roy Lichtenstein, aussi réussie soit-elle, l’opération chirurgicale n’est pas un substitut pour l’acceptation de soi.
Chaque année, plus de soixante espèces de papillons voltigent au-dessus des jardins, prairies et clairières du Royaume-Uni. Des plus colorés aux plus discrets, des plus communs aux plus rares, le ballet aérien de ces petits pollinisateurs enchante les amateurs. À ce titre, une association de préservation a invité pour la première fois les citoyens britanniques à élire leur espèce préférée. Ce scrutin inédit vise à sensibiliser le public au déclin démographique des lépidoptères et à mettre en lumière la fragile beauté de ces insectes. Les papillons qui parsèment l’oeuvre de Damien Hirst semblent virevolter dans les airs avec allégresse.
Restez curieux et bonne lecture!
Zoé Schreiber
