Depuis une bonne dizaine de jours, la colère des lycéens et des étudiants français défraie la chronique et fait les choux gras de la presse internationale. Partie d’un lycée de banlieue parisienne le 17 septembre dernier, la mobilisation lycéenne s’amplifie, tant et si bien qu’elle se répand non seulement à tout l’hexagone mais fait aussi des émules au-delà des frontières. Si les établissements sont désertés voire fermés, les rues elles fourmillent. À l’instar des manifestations lycéennes des années 90, la contestation actuelle ne naît pas en réaction directe à un projet de loi ou à une réforme. Les revendications portent, aujourd’hui comme hier, sur l’état de l’enseignement public: pénurie d’enseignants peu ou rarement remplacés en cas d’absence, bâtiments délabrés, classes surchargées, manque de personnel encadrant sans parler de l’opacité des critères de sélection pour l’accès à l’enseignement supérieur… Nombreux sont ceux qui ne voient plus l’école comme un vecteur d’atténuation des inégalités sociales. Les cortèges ont malheureusement donné lieu à plusieurs incidents et des heurts ont éclatés entre manifestants et forces de l’ordre. Plus que jamais d’actualité, la sculpture de Krishna Reddy nous donne à voir un corps collectif soudé entre solidarité et frustration.
Après une odyssée de 237 jours, quatre astronautes ont rejoint la terre ferme ce jeudi 8 octobre. 27 heures après avoir quitté la station spatiale internationale (ISS), la capsule Crew Dragon est rentrée dans l’atmosphère terrestre avant de déployer ses parachutes et d’amerrir au large de la Californie. Ainsi s’achève la mission de Sophie Adenot, l'astronaute qui a, tous genres confondus, effectué la plus longue mission européenne dans l’espace et la première française à avoir effectué une sortie en dehors du véhicule spatial. La machine volante de Panamarenko rappelle les parachutes qui ont contribué à l’amerrissage en douceur de la capsule spatiale dans l’océan.
Restez curieux et bonne lecture!
Zoé Schreiber
