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ÉDITORIAL • 12 AVRIL 2025

Publié ce mardi en collaboration avec l'Organisation météorologique mondiale, le rapport de l’observatoire européen Copernicus dresse, comme chaque année depuis 2013, un état de santé du climat. En analysant les niveaux de gaz à effet de serre ainsi que les températures de l’air et de la surface de la mer, cette nouvelle édition confirme une réalité alarmante: 2024 a bel et bien été l’année la plus chaude jamais enregistrée. Bien que généralisé, le réchauffement climatique ne touche pas toutes les régions du monde avec la même intensité. Certaines latitudes se réchauffent plus vite que d’autres et, à ce titre, l’Europe mène la course en tête. En effet, d’après les chercheurs, le Vieux Continent se réchauffe deux fois plus rapidement que la moyenne mondiale. Une longueur d’avance qui n’a rien d’enviable tant les conséquences sont déjà palpables. De la région de Valence en Espagne aux rives du Danube en passant par la Grèce, l’année écoulée a été marquée par une cascade d’événements climatiques extrêmes. Alors que certains pays sont assaillis par des précipitations torrentielles et des inondations dévastatrices, d’autres sont accablés par des chaleurs écrasantes et des épisodes de sécheresse qui attisent le risque d’incendie. À l’instar de la toile d’araignée dépeinte par Vija Celmins, notre monde se compose d’une multitude de fils qui reposent les uns sur les autres et dont l’équilibre peut être menacé si l’on ne veille pas à sa conservation.

Cap sur Osaka! Après Dubaï, c’est au tour du Japon d’accueillir l’Exposition universelle. Inaugurée le 13 avril, l’Expo 2025 se nichera pendant six mois au sein du "Grand Anneau”, la plus vaste structure circulaire en bois jamais construite. Les visiteurs sont invités à se promener tant dans les allées que sur le toit-promenade pour découvrir les pavillons futuristes de 160 pays. Contrairement à la Tour Eiffel parisienne, à l’Atomium bruxellois ou encore à la Space Needle de Seattle, l’Anneau, symbole d’unité mondiale, ne devrait, a priori, pas être conservé à l’issue de l’événement. L’œuvre de Richard Woods laisse d’ores et déjà entrevoir le futur démantèlement des poutres qui composent ce monument architectural.


Restez curieux et bonne lecture! 

Zoé Schreiber

COPYRIGHT © 2025, ZOÉ SCHREIBER

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ÉDITORIAL • 12 AVRIL 2025

Bien qu’il ait finalement décidé de mettre un coup de frein de 90 jours et de limiter à un taux unique de 10% la hausse des droits de douane imposée à plus de 80 pays le 2 avril dernier, l’imprévisibilité du nouveau maître de la Maison Blanche continue à plonger l’économie mondiale dans un climat d’incertitude et de nervosité extrême. De New York à Shanghai, de Tokyo à Hong Kong, de Londres à Paris en passant par Francfort, les places boursières ont dévissé en début de semaine. À contre-courant des principes du libre-échange, la guerre commerciale initiée par les USA marque une rupture avec l’ordre économique établi depuis plusieurs décennies. Mis devant le fait accompli, les partenaires commerciaux sont contraints de négocier et de composer en temps réel avec cette nouvelle géométrie. Dans un monde interconnecté où les chaînes de production sont éparpillées aux quatre coins du globe, l’onde de choc est telle qu’elle fait vaciller les fondements du commerce international. Si le propre des marchés est de fluctuer, les amplitudes boursières observées et la trajectoire dans le rouge des courbes financières ont fait craindre une récession planétaire et révisent d’ores et déjà à la hausse les prévisions d’inflation. La volatilité des oscillations dépeintes par Mark Francis rappelle en filigrane les graphiques en chandelier des traders et traduit la fébrilité ambiante.

Le weekend de Pâques approche à grands pas et, avec lui, la traditionnelle chasse aux oeufs en chocolat. Appréciée par les petits et les grands, cette gourmandise enrobée de papier coloré a déjà fait son apparition dans les rayons. Force est de constater toutefois que, cette année encore, envolée du cours du cacao aidant, la savourer aura un certain coût pour ne pas dire un coût certain. Bien qu’elle soit dépourvue de la richesse symbolique des œufs, la tablette en chocolat qu’offre à notre regard Alessandro Raho n’en demeure pas moins un enchantement pour les amateurs.

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Zoé Schreiber

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