NEWSLETTER • 21 MARCH 2026

ÉDITORIAL • 21 MARS 2026

Jour et nuit et selon un ballet minutieusement orchestré, des centaines de milliers d’avions sillonnent le ciel partout dans le monde. Si d’habitude cette savante chorégraphie permet d’acheminer les voyageurs d’un point A vers un point B en empruntant le chemin le plus court, l’instabilité géopolitique de ces dernières semaines a non seulement rétréci les couloirs aériens mais a aussi redessiné la cartographie du flux de trafic... En effet, afin d’éviter le survol des régions à risques, les compagnies aériennes ont été contraintes et forcées de mettre en place dans l’urgence des détours et d’annuler des vols en cascade. Un défi logistique qui rappelle celui de la crise du Covid de 2020 dans la mesure où, depuis la pandémie, jamais autant de vols, n’ont été reprogrammés et autant de passagers affectés. En outre, la flambée concomitante du prix du carburant d’aviation pèse telle une menace sourde sur tout le secteur. Afin d’amortir l’envolée fulgurante de leurs coûts opérationnels, les compagnies envisagent d’ores et déjà d’augmenter le prix des billets d’avion ce qui n’augure rien qui vaille pour l’industrie du tourisme, corollaire du transport aérien. Les avions de Thomas Bayrle évoquent les réseaux de connectivité qui irriguent notre monde globalisé.

À la Réunion, des geysers incandescents illuminent depuis plus d’un mois les flancs du Piton de la Fournaise. En début de semaine, les coulées de lave relâchées par l’éruption du volcan se sont déversées dans l’océan Indien. Cela fait vingt ans que ce phénomène ne s’était plus produit et les volutes de fumée dégagées ont été aussi impressionnantes que toxiques. Bien qu’extrêmement dangereux, ce spectacle rare fascine et nombreux sont les badauds qui ont cédé aux chants des sirènes et sont venus assister à la rencontre de la lave et de l’océan. Le tableau de Brice Guilbert traduit l’irrésistible attrait de l’activité magmatique.

Restez curieux et bonne lecture!

Zoé Schreiber

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NEWSLETTER • 25 SEPTEMBRE 2021

EDITORIAL • 25 SEPTEMBRE 2021

Le 15 septembre dernier, le magazine américain Rolling Stone a, pour la première fois depuis 17 ans, réactualisé son palmarès des 500 “meilleures chansons de tous les temps”. La chanson Respect de la “Reine de la Soul”, Aretha Franklin, est ainsi passée de la cinquième à la première place. En se réappropriant et en épelant sur la toile en lettres majuscules l’une des phrases de la chanson éponyme, “All I’m askin is for a little respect” (tout ce que je demande c’est un peu de respect), Jeffrey Gibson attire l’attention sur les revendications des populations amérindiennes dans l’Amérique d’aujourd’hui.

La surface de la Terre s’apparente à un puzzle dont les pièces seraient les plaques tectoniques. Lesdites plaques se déplacent les unes par rapport aux autres de quelques centimètres par an et provoquent volcans et séismes. On dénombre une cinquantaine d’éruptions volcaniques par an. Après l’éruption meurtrière du Nyiragongo en RDC, celle de l’Etna en Italie et celle du volcan finlandais Fagradalsfjall pour ne citer qu’elles, l’éruption du volcan de la Cumbre Vieja aux Canaries est la dernière en date à faire la une cette année. Le tableau de Brice Guilbert illustre tant la fascination que la peur qu’exercent les volcans dans l’imaginaire collectif.

Si les activités humaines contribuent indéniablement au déclin de la population des oiseaux, le confinement de l’année dernière, semble avoir redonné de la voix aux piafs de nos villes. Pigeons ramiers et bisets, corneilles, merles, mésanges bleues et pies bavardes se sont soudainement rappelés à notre bon souvenir. En partageant son inventaire chromatique réel et imaginaire, Jochen Gerner nous rappelle que pour entendre et voir les oiseaux, il faut apprendre à les observer.

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Zoé Schreiber

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