ÉDITORIAL • 7 FÉVRIER 2026
Le coup d’envoi officiel des Jeux Olympiques d’hiver 2026, co-organisés par Milan et Cortina, a été donné à Milan hier. La cérémonie d’ouverture et le traditionnel défilé des délégations se sont déroulés sous les cris de liesse et les applaudissements du public. Point d’orgue des festivités: l’allumage de la flamme olympique qui, première historique, a embrasé simultanément les vasques de chacune des deux villes hôtes. Il s’agit des 25èmes JO d’hiver, les troisièmes organisés par l’Italie, cinquante ans après ceux de Cortina d’Ampezzo en 1956 (les premiers à être retransmis à la télévision), et vingt ans après ceux de Turin. Du 6 au 22 février, 2900 athlètes s’affronteront dans huit sports et seize disciplines. Du 6 au 15 mars prochain, ce sera au tour des athlètes paralympiques de prendre le relais et de s’affronter à leur tour. Il est de notoriété publique que, bien que les Alpes soient perçues comme l’eldorado des sports d’hiver, les conditions dites hivernales ne sont plus ce qu’elles étaient. Dès lors, pour la bonne tenue des épreuves, les canons à flocons seront, comme cela a été le cas lors des Jeux d’hiver de Pékin 2022, à nouveau mis à contribution. On se plait toutefois à croire que c’est dans une neige poudreuse tombée du ciel que le skieur dépeint par Werner Bronkhorst trace son sillon en quête d’excellence.
Il y a 22 ans, le 4 février 2004, un nouveau média social voyait le jour. Développé dans le dortoir d’une prestigieuse université américaine, le "trombinoscope" digital (face book) que l’on ne présente plus dépasse rapidement les confins de la sphère estudiantine et devient, au fil des ans et au gré des mises à jour, le réseau social le plus plébiscité au monde. En numérisant la sociabilité, la plateforme a profondément transformé les interactions humaines et révolutionné la circulation de l’information et le ciblage publicitaire. Avant cette date charnière, les "amis" se cantonnaient à ceux que l’on connaissait dans la vraie vie et la notion de "profil" décrivait uniquement le contour latéral d’un visage. Le tableau de Chris Johanson nous invite à nous pencher sur les liens invisibles mais bien réels qui nous unissent.
Restez curieux et bonne lecture!
Zoé Schreiber
