ÉDITORIAL • 2 MAI 2026
Au printemps, dans nos villes pourtant saturées de bruit, nombreux sont les "virtuoses" dont les notes mélodieuses accompagnent notre réveil. Mésanges, pies, merles, rouges-gorges… En ce début de saison, l'orchestre des oiseaux monte en puissance et met du baume au cœur. Ces concerts naturels sont annonciateurs de jours meilleurs et nos amis à plumes chantent non seulement dans les arbres et les arbustes qui nous entourent mais s’aventurent aussi sur les rebords de nos fenêtres et sur nos balcons à nouveau fleuris. Bonheur fugace et cadeau d’autant plus précieux, leurs pépiements et leurs gazouillis nous ancrent dans le présent et nous forcent à ralentir, à observer et à ressentir. Des études montrent d’ailleurs que le simple fait d’écouter le chant des oiseaux est non seulement bon pour le moral mais aussi pour le corps. Si les chants d’oiseaux atténuent les symptômes de l’anxiété et de la dépression et stimulent nos émotions positives, ils permettent aussi d’apaiser notre rythme cardiaque et de diminuer les hormones du stress. Le colibri dépeint par Diane Andrews Hall se détache d’une partition de Bach et nous invite à imaginer la mélodie qu’il entonne.
Synonyme de renouveau, l’arrivée des beaux jours est l’occasion pour d’aucuns de s’embarquer dans un nettoyage de printemps. Ce rituel, qui consiste à réorganiser son lieu de vie et à faire le tri, permet de mettre de l’ordre et de se délester du superflu. Un levier pour le bien-être dans la mesure où faire place nette permet aussi de transformer la corvée en activité physique… On se plait à croire que les livres qui jonchent le sol dans le tableau de Daniel Rich ont été dépoussiérés par leur propriétaire et qu’ils s’apprêtent à retrouver leur place dans la bibliothèque.
Restez curieux et bonne lecture!
Zoé Schreiber
