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ÉDITORIAL • 31 JANVIER 2026

Ces derniers jours, un intrus météorologique originaire de l’Arctique s’est aventuré au-delà de son périmètre géographique et a littéralement paralysé le nord du continent américain. Le souffle hivernal du vortex polaire, d’habitude cantonné à tournoyer autour du pôle Nord, a en effet dévié de sa trajectoire. Ce faisant, il a libéré des poches d’air glacial et enveloppé d’un épais manteau de neige et de glace une grande partie du Canada mais aussi le centre, l’est et le sud de son voisin, les États-Unis. Des températures négatives bien en deçà des normales saisonnières se sont abattues sur les deux pays. Les conditions délétères induites par la tempête Fern ont privé des centaines de millers de foyers d’électricité et entraîné perturbations sur les routes et annulations de vols en cascade. Si le froid de canard n’est évidemment pas étranger à l’hiver, l’offensive particulièrement intense et meurtrière de ce mois de janvier est d’ores et déjà entrée dans les annales et une nouvelle vague de froid attendue ce week-end pourrait provoquer dans la foulée une autre tempête majeure. Les déclinaisons chromatiques du tableau de Marie Lannoo font écho au gigantesque tourbillon d’air glacial qui verrouille d’ordinaire le froid extrême sur les régions polaires.

Sur le Vieux Continent, ce sont des tempêtes à répétition qui ont joué les trouble-fêtes. De l’Irlande à la Bretagne, de l’Italie à l’Espagne et au Portugal, des rafales de vent ont balayé les terres et des pluies torrentielles sont tombées sans discontinuer provoquant crues et inondations. Les habitants se sont réveillés les pieds dans l’eau, alarmés par les trombes d’eau et les coulées de boue qui ont inondé leurs habitations. L’oeuvre de Guillaume Grando illustre de façon subliminale la menace que laisse planer la saturation des sols gorgés d’eau.

Restez curieux et bonne lecture!

Zoé Schreiber

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