NEWSLETTER • 26 SEPTEMBRE 2026

Si les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et en Ukraine pèsent d’ores et déjà sur l’économie mondiale, le super El Niño fait planer le risque d’un nouveau choc inflationniste. “L’enfant terrible du Pacifique” n’a en effet de cesse de chambouler les prévisions météorologiques et met sous tension le monde agricole particulièrement vulnérable aux aléas climatiques. Les vagues de chaleur, les canicules à répétition et l’irrégularité des précipitations ont entraîné l‘assèchement des sols et ont lourdement impacté les récoltes dans nos contrées. La baisse du rendement des exploitations pèse sur le moral des agriculteurs et sur leur activité mais aussi sur leur capacité à alimenter les chaînes d’approvisionnement. Ces constats risquent d’entraîner une flambée du prix des denrées alimentaires dans la mesure où les fruits et les légumes qui se retrouvent sur les étals des marchés et dans les rayons des supermarchés sont moins abondants qu’à l’accoutumée. Comme le suggèrent en filigrane les empreintes tracées par Martin Creed, les brocolis, pour ne citer qu’eux, pourraient figurer parmi les abonnés absents cet hiver.

À l’ère des réseaux sociaux, une publication, relayée des dizaines de milliers voire des millions de fois, suffit à elle seule pour transformer un aliment hier encore niche en star de nos assiettes. Après le thé matcha ou le chocolat fourré à la pistache dit chocolat Dubai, ce sont les produits enrichis en protéines qui ont le vent en poupe. Jusqu’à peu principalement plébiscités par les athlètes et les culturistes, ils se sont démocratisés à la vitesse grand V, tant et si bien qu’une teneur en protéines élevée constitue désormais un véritable argument de vente dans le secteur agroalimentaire. L’oeuvre de Kara Chin met en exergue une panoplie d’aliments riches en protéines, plus que jamais dans l’air du temps.

Restez curieux et bonne lecture!

Zoé Schreiber

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