NEWSLETTER • 12 SEPTEMBRE 2026

Un quart de siècle s’est écoulé depuis les attentats terroristes du 11 septembre 2001. Ce matin-là, deux avions de ligne ont percuté à 17 minutes d’intervalle les tours jumelles du World Trade Center, tours qui se sont effondrées peu après. Un autre avion s'est écrasé sur le Pentagone près de Washington et le quatrième a terminé sa course dans un champ en Pennsylvanie. 2977 personnes originaires de plus de 90 pays ont perdu la vie et des milliers d'autres ont été blessées ou sont ensuite tombées malades. Ces attentats meurtriers perpétrés contre les États-Unis ont frappé de sidération le monde entier. Ils ont marqué un tournant dans l'histoire américaine dans la mesure où ils ont donné aux américains un sentiment de vulnérabilité qui a profondément influencé l’échiquier géopolitique international. Si nombreux sont ceux qui se souviennent aujourd’hui encore de ce jour funeste, de l’endroit où ils se trouvaient et de ce qu’ils faisaient à l’heure précise où les deux tours jumelles ont été frappées, on dénombre désormais 100 millions d’américains qui n’étaient pas nés ce jour-là ou qui étaient trop jeunes pour s’en souvenir. En photographiant des téléphones abandonnés dans le quartier financier de New-York, Alex Webb donne à voir de façon subliminale la poussière soulevée par les effondrements et la panique et la désolation qui restent à ce jour gravées dans les mémoires de bon nombre d’entre nous.

D’immenses quantités de béton, de métal, de produits de combustion, de gaz toxiques et d’amiante se sont abattues sur New-York après les attentats du 11 septembre. Bien que les autorités sanitaires aient rassuré la population sur la qualité de l’air, les archives municipales qui viennent d’être mises en ligne montrent que des poussières résiduelles toxiques ont plané dans l’atmosphère pendant des semaines pour ne pas dire des mois et ont impacté la santé de milliers de personnes. La sculpture monumentale d’Olafur Eliasson rend visible une particule de poussière microscopique et rappelle à notre bon souvenir qu’au cours d’une journée, nous en inhalons plusieurs dizaines de milliards.

Restez curieux et bonne lecture!

Zoé Schreiber

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NEWSLETTER • 15 NOVEMBRE 2025

ÉDITORIAL • 15 NOVEMBRE 2025

La COP30 (Conférence des Nations Unies pour le climat) a ouvert ses portes ce lundi à Belém en Amazonie brésilienne. Jusqu’au 21 novembre prochain, le réchauffement climatique sera au coeur des pourparlers. Si près de 200 pays ont répondu à l’appel, les États-Unis, première puissance économique mondiale et deuxième émetteur de gaz à effet de serre derrière la Chine, sont cette année aux abonnés absents. Leur absence et le faible engagement de la Chine et de l’Inde suscitent d’ores et déjà de vives inquiétudes parmi les pays et les populations les plus exposés aux effets du dérèglement du climat. Cette édition marque le dixième anniversaire de l’Accord de Paris, un accord historique signé lors de la COP21, qui prévoyait de contenir le réchauffement climatique en dessous des 2°C avec pour ambition de ne pas franchir le seuil des 1,5°C. Dix ans après la signature dudit accord, l’heure est au bilan. Force est de constater que, si le pire a été évité, tous les voyants sont au rouge. Le monde a vécu sa première année calendaire au-dessus de +1,5 °C en 2024, subissant inondations et canicules meurtrières et l’année en cours n’échappe pas à ce regrettable état des lieux puisqu’elle est en passe de figurer parmi les trois années les plus chaudes jamais enregistrées sur Terre. Installés pour éveiller les consciences lors de la COP21, les morceaux d’icebergs d’Olafur Eliasson restent encore et toujours d’actualité.

Conséquence du dérèglement climatique, des espèces exogènes trouvent refuge dans des contrées précédemment hostiles. À ce titre, trois moustiques ont été repérés pour la toute première fois en Islande en octobre dernier. Sans doute introduits sur le territoire via des navires ou des conteneurs, leur éventuelle prolifération sera suivie de près par les scientifiques. La spirale anti-moustiques de Naoki Tanaka laisse présager qu’un jour les islandais devront eux aussi se prémunir contre les piqûres.

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Zoé Schreiber

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