ÉDITORIAL • 25 AVRIL 2026
Il y a presque quarante ans jour pour jour, en Ukraine (qui faisait à l’époque partie de l’Union Soviétique), dans la nuit du 26 avril 1986, le réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl explose et provoque la plus grave catastrophe nucléaire d’origine humaine du XXe siècle. Après l’extinction de l’incendie du cœur en fusion, il a fallu dix jours pour éteindre les foyers résiduels. Le panache de fumée expulsé par le réacteur a projeté en altitude particules et gaz radioactifs qui se sont ensuite dispersés dans l’atmosphère et ont, au gré des vents et des précipitations, atteint une grande partie de l’Europe. Le césium-137, un élément radioactif provenant de la catastrophe, a à lui seul contaminé plus de vingt pays européens. Quatre décennies après l’accident nucléaire de Tchernobyl, une étude française réalisée en fin d’année dernière montre que la contamination radioactive est encore et toujours détectable dans certaines espèces de champignons en Ukraine certes mais aussi en France. À l’heure où le risque nucléaire est palpable tant en Ukraine qu’en Iran, les champignons dépeints par Yayoi Kusama ont le mérite de nous rappeler que Tchernobyl n’appartient pas seulement au passé mais fait bel et bien partie d’un héritage à la fois pérenne et incertain.
Comme chaque année, la mi-avril donne le coup d’envoi de la saison des météorites et, à ce titre, les premières pluies d’étoiles filantes ont illuminé le ciel nocturne cette semaine. Ces traînées lumineuses sont observables à l’oeil nu à condition que règne l’obscurité et que la météo soit dégagée. Le tableau de Yasuhiro Toyoda témoigne de l’éclat fugace de ce spectacle céleste qui suscite l’émerveillement des amateurs d’astronomie.
Restez curieux et bonne lecture!
Zoé Schreiber
