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ÉDITORIAL • 10 JANVIER 2026

Chaque nouvelle année nous offre la possibilité de tourner une page et de prendre un nouveau départ. Il y a dix jours déjà, les douze coups de minuit annonciateurs du Nouvel An nous ont permis, comme à l’accoutumée, de nous remémorer les mois écoulés et de nous lancer de nouveaux défis pour nous réinventer et mieux avancer. Je tiens à vous remercier du fond du coeur pour votre fidélité et me réjouis de continuer, cette année encore, à "zigzaguer" avec vous et à vous offrir bouffées d’oxygène culturelles et (re)découvertes artistiques. Que 2026 soit, pour vous et vos proches, pleine de promesses. Je vous souhaite une bonne santé et, pour citer Jacques Brel, “des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns”. Dans cette optique, j’espère que vous conviendrez avec moi que la “photo-peinture” de nuages évanescents de Gerhard Richter laisse présager une nouvelle aube porteuse d’espoir.

Drapée d’un joli manteau de neige, 2026 a débuté sous l’emprise d’un froid polaire. Cette offensive hivernale a frappé de plein fouet une grande partie de l’Europe de l’ouest où les températures ont dégringolé et les flocons ont saupoudré les paysages des villes et des campagnes. Cela fait des années que ce coup de froid glacial n’avait été aussi intense et prolongé. Il alimente bulletins d’information et conversations et invite tant à la prudence qu’à l’émerveillement. Le verglas et la neige ont provoqué d’importantes perturbations sur la circulation et sur les réseaux de transport en commun et ont contraint moult habitants à rester chez eux ou à se résoudre à marcher pour se rendre sur leur lieu de travail. Les pas dans la neige immortalisés par Jerry Schatzberg témoignent du ralentissement tout relatif de l’effervescence urbaine.


Bonne année, restez curieux et bonne lecture!

Zoé Schreiber

COPYRIGHT © 2025, ZOÉ SCHREIBER

NEWSLETTER • 2 NOVEMBER 2024

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ÉDITORIAL • 2 NOVEMBRE 2024

Le changement climatique exacerbe les phénomènes météorologiques extrêmes et n’épargne aucun continent. Un monde plus chaud génère davantage de précipitations. Gouttes froides, episodes cévenols, sols gorgés d’eau, coulées de boue et crues historiques, inondations meurtrières… Les violents orages et les pluies diluviennes redessinent la topographie et transforment des zones hier encore habitables en zones inondables et inondées. Quand le ciel gronde et les nuages s’accumulent, c’est l’ensemble des habitants des régions concernées qui tremblent… Après la Chine, les Etats-Unis, l’Afrique de l’Ouest et l’Europe centrale, c’est maintenant le sud-est de l’Espagne, et la région de Valence en particulier, qui subit de plein fouet les caprices de la météo. Les éléments se sont déchaînés cette semaine et le ciel est littéralement tombé sur la tête des habitants. Les autorités estiment que plus de 300 litres d'eau par mètre carré se sont abattus en quelques heures, soit l'équivalent de plus de 6 mois de pluie. Une catastrophe naturelle qui endeuille tout le pourtour méditerranéen… Échouée dans un ravin à la suite d'une crue éclair, la voiture immortalisée par le photographe Joel Sternfeld atteste de notre impuissance face à une nature de plus en plus impétueuse.

Ce mardi 5 novembre, les citoyens américains se rendront aux urnes afin de décider si oui ou non le futur locataire de la Maison Blanche sera la première présidente de l’histoire des États-Unis. Le système électoral complexe n’assure pas la victoire au candidat qui remporte le vote populaire mais à celui qui gagne le collège électoral de chaque État. Les sondages placent les candidats et les deux visions diamétralement opposées qu’ils incarnent au coude à coude… Un climat de tension extrême pèse sur tout le pays et l’issue du scrutin reste à ce jour tout aussi imprévisible que le laisse entendre l'abstraction de Gerhard Richter.

Restez curieux et bonne lecture! 

Zoé Schreiber

COPYRIGHT © 2024, ZOÉ SCHREIBER

NEWSLETTER • 17 JUILLET 2021

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EDITORIAL • 17 JUILLET 2021

L’été que l’on nous annonçait serein et presque “normal” a été placé, une nouvelle fois et en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, sous alerte rouge. Une impression de déjà-vu même si, grâce à la vaccination, les paramètres de l’équation ont changé... Le paysage que fige la photo énigmatique de Reuben Wu est surréaliste. Une forme triangulaire lumineuse éclaire le ciel au-dessus de la mer et dessine en majuscule et à l’envers la lettre grecque delta. Ce symbole mathématique a priori anodin défraye aujourd'hui la chronique et suscite l'inquiétude. Pas un jour sans que l’on ne nous parle du variant éponyme du coronavirus qui, au dire de l’Agence européenne des médicament (EMA), menace de “sérieusement entraver les efforts de contrôle de la pandémie".

Le beau temps est décidément aux abonnés absents en cette première quinzaine de juillet. Des pluies diluviennes ont balayé une partie de l’Europe sans discontinuer et ont semé le chaos dans certaines régions... La peinture raclée et le camaïeu de gris du tableau de Gerhard Richter évoquent le ruissèlement d’une averse sur un pare-brise. 

En raison de la recrudescence de l’épidémie, la route des vacances risque d’être cette année encore semée d’embûches. Les nouveaux sésames pour voyager à l’étranger sont les passeports vaccinaux, les tests PCR et anti-géniques sans oublier la vigilance toujours et encore de rigueur. Comme le laisse supposer le tracé rouge et sinueux de la gravure de Carol Summers, ce n’est pas un long fleuve tranquille qui attend celles et ceux avides d’évasion.

Bel été à vous qui avez pris le large, bel été à vous pour qui l’ailleurs est ici!
Restez curieux et bonne lecture!

Zoé Schreiber

COPYRIGHT © 2021, ZOÉ SCHREIBER

NEWSLETTER • 12 JUIN 2021

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EDITORIAL • 12 JUIN 2021

Une impression de déjà-vu flotte dans l’air… On se remémore l’insouciance de la vie d’avant et on veut y croire. On veut croire, comme nous l’avons déjà fait l’été dernier, que le pire est derrière nous… L’œuvre de Gerhard Richter laisse toutefois planer le doute. Certes, une page se tourne mais l’incertitude de l’après reste vertigineuse. Pour mettre toutes les chances de notre côté et éviter que l’épidémie ne joue les prolongations, on se doit de continuer à rester prudents et à respecter les gestes barrières, envers et contre tout.

Si la météo au beau fixe nous met du baume au cœur, le déconfinement réenchante quant à lui notre quotidien et entérine le retour à une vie culturelle, sportive et récréative plus normale. Les visages s’illuminent et les sourires, longtemps absents sous les masques, refont surface. À l’instar du couple attablé dans le tableau de Kerry James Marshall, l’envie nous prend nous aussi d’aller fêter la réouverture en intérieur des cafés et restaurants et de "marquer le coup" en bonne compagnie.

Si d’aucuns se contentent de fermer les yeux pour voyager, d’autres ne rêvent que de pouvoir bientôt s’envoler au-dessus des nuages à la recherche d’un ailleurs. La photo prise depuis le hublot d’un avion de William Eggleston titille non seulement nos papilles gustatives mais aussi notre imagination.

Restez curieux et bonne lecture!

Zoé Schreiber

COPYRIGHT © 2021, ZOÉ SCHREIBER