REGARDS CROISÉS / INTERSECTING GAZES • 16 AOÛT 2025

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REGARDS CROISÉS • 16 AOÛT 2025

Pendant la pause estivale, en lieu et place de la newsletter hebdomadaire, je vous propose, chaque samedi, une selection d’oeuvres autour d’un thème résumé sous forme d'émoji. L’occasion de recharger mes batteries tout en vous invitant à découvrir ou redécouvrir oeuvres et artistes! 

Des températures caniculaires ont embrasé nos contrées cette semaine. Le thermomètre s’est emballé et les records frôlés ont littéralement fait froid dans le dos.

〰️  En associant couleurs froides et chaudes, le dégradé chromatique que Bernard Frize offre à notre regard permet de visualiser la hausse progressive du mercure.

〰️  Intitulé Canicule, le tableau d’Otto Piene porte bien son nom et laisse deviner la chaleur presque incandescente du soleil de midi. 

〰️  On est en mesure de se demander si la route sinueuse dépeinte par Grant Haffner ne laisse pas présager des températures plus extrêmes encore à l’avenir.

〰️  À l'instar de la fraîcheur promise par une piscine sous le soleil ardent, la plage de peinture bleue qui structure la composition d'Helen Frankenthaler semble annoncer la brise salvatrice qui viendra dissiper la fournaise estivale.


Bel été à vous qui avez pris le large, bel été à vous pour qui l’ailleurs est ici. Restez curieux et bonne lecture!


Zoé Schreiber

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REGARDS CROISÉS / INTERSECTING GAZES • 9 AOÛT 2025

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REGARDS CROISÉS • 9 AOÛT 2025

Pendant la pause estivale, en lieu et place de la newsletter hebdomadaire, je vous propose, chaque samedi, une selection d’oeuvres autour d’un thème résumé sous forme d'émoji. L’occasion de recharger mes batteries tout en vous invitant à découvrir ou redécouvrir oeuvres et artistes! 

Quand le mercure grimpe, adapter son alimentation est un réflexe essentiel afin de rester hydraté et tenter au mieux de se rafraîchir.

〰️  C’est bien connu, par fortes chaleurs, mieux vaut miser sur des repas légers. À ce titre, salades et légumes de saison sont les vedettes de l’oeuvre de Michael Craig-Martin et de nos assiettes.

〰️ L’orange découpée en quartiers d’Erika Lee Sears est gorgée d’eau et de soleil.

〰️ Décorée avec une rondelle de citron, paille prête à l’emploi, la boisson dépeinte par Yayoi Kusama nous invite à ne pas oublier de nous désaltérer.

〰️ Le réalisme du cornet de glace qu’offre à notre regard Wayne Thiebaud titille la gourmandise des petits comme des grands.


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REGARDS CROISÉS / INTERSECTING GAZES • 2 AOÛT 2025

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REGARDS CROISÉS • 2 AOÛT 2025

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En cette période estivale, l’appel du large est, pour bon nombre d’entre nous, irresistible.

〰️ Immergés dans l’eau, les vacanciers de Sarah Morgan s’adonnent à un moment de détente et d’oisiveté.

〰️ Comme le suggère le tableau de Katherine Bradford, été rime avec jeux d’eau et, à ce titre, les bouées gonflables ont la cote et nous permettent de nous divertir et de passer de bons moment en famille ou entre amis.

〰️ À l’instar des enfants dépeints par Ekua Holmes, construire un château de sable sur la plage reste un classique indémodable.

〰️ À défaut du littoral, le lac qu’offre à notre regard Isca Greenfield-Sanders fera aussi l’affaire pour des vacances les pieds dans l’eau!


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REGARDS CROISÉS / INTERSECTING GAZES • 26 JUILLET 2025

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REGARDS CROISÉS • 26 JUILLET 2025

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Amis de toujours ou acquisitions récentes, les animaux domestiques font partie intégrante de la famille. Si les emmener en vacances relève parfois du défi, planifier à l’avance leur bien-être estival (chez une famille d’accueil, en pension, ou encore auprès de pet-sitters) s’impose.

〰️ Grand amateur de teckels, David Hockney n’a eu de cesse de peindre Stanley et Boodgie, ses meilleurs amis canins.

〰️ En contemplant le portrait que Andy Warhol a esquissé de son compagnon félin, nous vient à l’esprit la maxime selon laquelle "on ne possède pas un chat, c’est lui qui vous possède…"

〰️ Le lapin malin qui se détache du fond rose shocking du tableau de Paula Urzica harponne notre regard.

〰️ Le poisson rouge de David Shrigley nous enjoint à profiter de l’instant présent et à nous approprier l’adage: carpe diem!


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REGARDS CROISÉS / INTERSECTING GAZES • 19 JUILLET 2025

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REGARDS CROISÉS • 19 JUILLET 2025

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Chaque année, le mois de septembre et la fin de l’été sont placés sous le signe de la rentrée littéraire.

〰️ Confectionné à partir de branches et de brindilles, le passage de Cornelia Konrads nous invite poétiquement à franchir un seuil.

〰️ Que ce soit dans un parc ou dans les bois, les arbres, piliers majestueux, s’élancent vers le ciel, témoins, à l’instar de ceux dépeints par Nicolas Party,  des saisons qui passent.

〰️ L’ombre projetée tracée par Sophie Whettnall évoque le mot japonais “komorebi” qui désigne le jeu d’ombre et de lumière créé par les rayons de soleil qui percent la canopée.

〰️ Comme le suggère le tableau de Tetyana Yablonska les espaces verts, points de rencontre, sont des lieux propices au jeu et à la socialisation. 


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NEWSLETTER • 12 JUILLET 2025

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ÉDITORIAL • 12 JUILLET 2025

Au lendemain du mois de juin le plus chaud jamais enregistré en Europe occidentale, les incendies monstres qui sévissent d’ores et déjà de part et d’autre du Vieux Continent laissent présager un été de tous les dangers. Vagues de chaleur et températures "extrêmes", sécheresse et vents violents créent un terreau propice aux départs de feu. Après l’île de Crète en Grèce, la Turquie et le nord-est de l’Espagne, c’est le sud-est de l’Allemagne et le sud de la France qui ont dû parer au plus urgent pour fixer les incendies. Des milliers d’hectares de végétation ont été ravagés par les brasiers qui se sont invités jusqu’aux portes des villes d’Athènes, de Narbonne et de Marseille et ont entraîné des évacuations d’urgence… Il convient de rappeler, à toutes fins utiles, qu’en raison du dérèglement climatique, le continent européen est, au niveau planétaire, le continent qui enregistre la hausse des températures moyennes la plus élevée. Dans ce contexte de surchauffe, la part du territoire exposée au risque d’incendies augmente d’année en année. Une conjoncture qui impose la plus grande vigilance dans la mesure où, comme le laisse deviner l'oeuvre de Robert Whitman, il suffit parfois d’une étincelle pour attiser les flammes.

Emblématique de l’été, adoubé par les artistes, le tournesol, fleur solaire s’il en est, est souvent associé à l’astre lumineux en raison de sa couronne de pétales d’un jaune éclatant. Icône des beaux jours, il suit dans les champs la course du soleil et renvoie, à l’instar du bouquet dépeint par March Avery, une image de joie de vivre et d’optimisme.


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NEWSLETTER • 5 JUILLET 2025

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ÉDITORIAL • 5 JUILLET 2025

Particulièrement intense et précoce, une vague de chaleur a déferlé cette semaine sur le Vieux Continent. De Paris à Madrid en passant par Bruxelles et Berlin, les métropoles européennes se sont transformées en véritables fournaises. Le mercure s’est affolé et les près de 40 degrés enregistrés dans la Ville Lumière, les 25 degrés relevés à la surface de la mer Méditerranée et les températures positives observées au sommet du Mont Blanc, lui ont fait tutoyer de nouveaux records. Par endroits, le thermomètre a dépassé de plus de 15°C les températures saisonnières normales et la quête de fraîcheur était sur toutes les lèvres. Force est de constater qu’en zones jadis tempérées, la précarité énergétique a toujours été axée autour de la problématique du froid. Adapter les logements aux fortes chaleurs et protéger les occupants est devenu aujourd’hui un enjeu de taille dans la mesure où les épisodes caniculaires prolongés mettent en danger la santé humaine. L’adaptation de l’architecture urbaine et des logements doit de ce fait être repensée de manière durable pour répondre au changement climatique. Réalisée à partir de stores suspendus, l’installation monumentale de Haegue Yang évoque la dichotomie entre ombre et lumière, chaleur et fraîcheur.

Importés d’Asie à la Renaissance, les éventails allient savoir-faire artisanal et création artistique. Accessoires de mode chargés d’histoire et de symboles, ils ont traversé les époques. Un temps tombés en désuétude, ils s’invitent aujourd’hui dans toutes les mains et ont le vent en poupe dès que grimpent les températures. On se plait à imaginer la fluidité et la grâce du mouvement des protagonistes du tableau de Walasse Ting.

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NEWSLETTER • 28 JUIN 2025

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ÉDITORIAL • 28 JUIN 2025

L’observation des étoiles et des corps célestes est l’un des socles sur lequel repose l’astronomie et le perfectionnement des instruments d’optique constitue, hier comme aujourd’hui, l’un des principaux leviers du savoir. Cette semaine, la précision des images révélées par le nouveau télescope de l’Observatoire Vera Rubin a mis la communauté scientifique en émoi. Si le télescope spatial James Webb sonde et décrypte, depuis son lancement en 2021, les confins de l’univers et révèle les galaxies formées peu après le Big Bang, le télescope Rubin est un télescope terrestre qui balaye le ciel nocturne et capture les champs stellaires. Installé à plus de 2 600 mètres d’altitude, sous le ciel immaculé du désert d’Atacama au Chili, il est doté de la plus grande camera numérique jamais construite et devrait permettre aux astronomes de cartographier avec précision l’intégralité du ciel austral et de mieux comprendre la structure du cosmos et des objets qui le peuplent. La photographie du télescope à rayons X du CERN (Conseil européen pour la recherche nucléaire) immortalisée par Thomas Struth laisse deviner la complexité des outils de pointe qui font avancer la science.

D’abord soupçonné d’avoir une chance de percuter la Terre en 2032, l’astéroïde qui avait fait parler de lui en début d’année revient sur le devant de la scène. Si le spectre d’une collision avec la planète bleue a entre-temps été écarté, selon de nouveaux calculs, sa trajectoire menace désormais de percuter la Lune. Si le risque, estimé à 4,3%, reste infime, il n’en demeure pas moins potentiel et sera dès lors suivi de près. L’étude des probabilités permet de conjurer l’incertitude et de mesurer, comme le suggère en filigrane le tableau de Victor Vasarely, l’interstice entre le possible et l’impossible.

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NEWSLETTER • 21 JUIN 2025

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ÉDITORIAL • 20 JUIN 2025

Il y a trois semaines, l’éboulement d’un glacier a suscité choc et sidération dans les Alpes suisses. Prévenus de l’instabilité croissante du terrain, les 300 habitants du village de Blatten avaient reçu l’ordre d’évacuer les lieux et c’est en spectateurs impuissants qu’ils ont assisté au scénario du pire. Dans un immense nuage de poussière, des tonnes de glace et de roche ont déferlé vers la vallée, enseveli la plupart de leurs maisons qui ont ensuite été englouties par les eaux de la rivière adjacente… Si cet éboulement aussi massif que spectaculaire fait encore aujourd’hui figure exception, il constitue, à l’aune du changement climatique, un avertissement non négligeable pour les populations qui vivent à l’ombre de ces mastodontes. Les glaciers occupent 10% de la superficie du canton du Valais et, début juin, c’est une succession d’épisodes de laves torrentielles, des coulées de boues composées d’un mélange d’eau, de terre, de rochers ou d’arbres, qui ont mis les autorités en alerte et provoqué d’autres évacuations. Imprimée sur du géotextile utilisé pour recouvrir les glaciers pendant la période estivale et prévenir leur fonte, la photographie d’archive de Douglas Mandry illustre la menace sourde qui pèse sur ces paysages de carte postale que l’on croyait hier encore immuables.

Attisés par les fortes chaleurs, rafales de vent, pluies diluviennes et violents orages de grêle se sont abattus il y a quelques jours sur le nord-ouest et le sud-ouest de l’Hexagone. L’intensité des précipitations en a surpris plus d’un et la chute de grêlons de la taille de balles de ping pong a endommagé bâtiments, véhicules, cultures agricoles et vignobles. La photographie de six grêlons dans la paume d’une main que Niina Vatanen fait dialoguer avec celles d’icebergs pivotées à la verticale nous invite à méditer sur les lois de la gravité et sur les différentes formes que la glace peut revêtir.

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Zoé Schreiber

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NEWSLETTER • 14 JUIN 2025

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ÉDITORIAL • 14 JUIN 2025

À l’ère de la "fast fashion" et de la course aux prix les plus bas, les fibres synthétiques ont plus que jamais la cote. Moins onéreuses, elles représentent aujourd’hui 60% de la production mondiale, tant et si bien que l’industrie textile est devenue, après l’industrie de l’emballage et du bâtiment, le troisième secteur le plus friand en matières plastiques. Afin d’assouvir la soif de nouveautés des consommateurs, les grandes enseignes vestimentaires n’ont de cesse de renouveler leur offre. Polyester, nylon, lycra, élasthanne, acrylique sont privilégiés au détriment de matières plus nobles et les vêtements synthétiques s’accumulent dès lors dans nos placards. Si l’empreinte carbone engendrée par leur production est bien documentée, on ne sait pas forcément que chaque lessive que l'on fait participe à la pollution plastique de nos océans. En effet, à chaque lavage, lesdits vêtements libèrent, sous l’action du frottement et de l’essorage, des dizaines de milliers de micro particules plastiques. Non solubles et non biodégradables, ces nanoparticules poursuivent ensuite leur chemin dans les cours d’eau. L’aquarelle de Radenko Milak donne à voir les particules qui flottent dans l’eau et attire notre attention sur cette pollution invisible à l’oeil nu.

En milieu de semaine, la sixième pleine lune du calendrier s’est levée et a illuminé le ciel nocturne. Surnommée "pleine lune des fraises" par les populations indigènes du nord de l’Amérique parce qu’elle coïncide avec la récolte des fraises sauvages, la lune de juin marque l’approche de l’été. Parée de reflets cuivrés, elle a cette année voyagé exceptionnellement bas sur la ligne d’horizon et offert un spectacle féérique annonciateur de renouveau auquel Ann Craven rend hommage.

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NEWSLETTER • 7 JUIN 2025

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ÉDITORIAL • 7 JUIN 2025

Longtemps le fer de lance des programmes de santé publique mondiaux, le pays de l’Oncle Sam a, ces derniers mois, enclenché, à coups de démantèlement d’agences et de coupes budgétaires, son braquage de freins pour ne pas dire sa marche arrière. Véritable onde de choc sismique, l’interruption soudaine des financements va immanquablement éroder, par effet domino, la lutte contre les maladies infectieuses à l’échelle planétaire. Un revers inopiné qui met en péril tant la prévention des nouvelles infections que le diagnostic et l’administration des soins. Ainsi, et pour ne citer qu’elle, 42 ans après la découverte par des chercheurs de l’Institut Pasteur du VIH, la maladie du sida est un fléau qui continue à faire des ravages. Selon les derniers chiffres disponibles, en 2023, près de 40 millions d’individus vivaient avec le virus dans le monde. Parmi les régions les plus affectées, l’Afrique subsaharienne où vivent deux tiers des personnes infectées avec en tête de file l’Afrique du Sud. Réalisé un an avant son décès, le tableau inachevé de Keith Haring atteste du vide béant laissé par la pandémie du sida et laisse planer en filigrane le spectre d’une recrudescence de destins brisés par la maladie.

Culminant à 3 324 mètres d’altitude, le plus grand volcan actif d’Europe est une fois de plus entré en éruption ce lundi. Sous l’oeil hagard des touristes et des badauds, une gigantesque colonne de cendre, de roche et de fumée s’est échappée du mont Etna. Surveillée de près par les autorités siciliennes, son activité évolue mais ne présenterait pas à ce jour de danger pour la population locale. Le panache de fumée crayonné par Cy Twombly traduit la fascination qu’exerce l’impétuosité du volcan dans l’imaginaire collectif.

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NEWSLETTER • 31 MAI 2025

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ÉDITORIAL • 31 MAI 2025

Co-organisée par la France et le Costa Rica, la troisième Conférence des Nations Unies sur l'Océan se tiendra à Nice du 9 au 13 juin prochain. Au sommaire: la protection de la biodiversité, la préservation des grands fonds, la lutte contre la pêche illégale et la pollution. Les océans couvrent plus de 70% de la planète et produisent plus de 50% de nos besoins en oxygène. L’équilibre des écosystèmes marins est de ce fait un enjeu majeur. Si la vie marine reste associée aux poissons et aux coraux, de minuscules organismes font eux aussi partie intégrante du milieu aquatique. À l’instar des arbres et des plantes terrestres, les micro-algues ont besoin de lumière pour s’épanouir. Sous l’effet de la photosynthèse, elles captent l’énergie solaire, transforment le dioxyde de carbone en nutriments et libèrent de l’oxygène. Or, d’après les scientifiques, la couche d’eau suffisamment éclairée pour permettre ce processus s’est amincie par endroits au cours des vingt dernières années. Si l’assombrissement des océans reste à ce jour inexpliqué, la latitude, la concentration en sédiments ou encore le réchauffement climatique pourraient en être la cause. Les photographies du paysage sous-marin de Nicolas Floc’h sondent la couleur de l’eau et donnent à voir les gradations chromatiques de l’océan.

Popularisé par le dessin animé “Le Monde de Nemo”, le poisson-clown revient sur le devant de la scène. Lors d’une étude portant sur le blanchissement des coraux au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, des chercheurs ont constaté qu’en cas de stress thermique ce résident des anémones de mer est capable de rétrécir afin d’accroître ses chances de survie. Une découverte qui met en lumière la résilience de l’espèce. La sculpture d’Andrew Hasler rend hommage à la flamboyance de ce champion de l’adaptation et rappelle l’importance de la préservation des écosystèmes marins.

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NEWSLETTER • 24 MAI 2025

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ÉDITORIAL • 24 MAI 2025

Inondations, épisodes de sécheresse, maladies des cultures… La liste des fléaux redoutés par les agriculteurs est longue et ne cesse de s’allonger. D’après une étude récente, le réchauffement climatique et la perte de la biodiversité qu’il engendre créent un terreau propice aux mauvaises récoltes. Particulièrement touchés: les pays producteurs et exportateurs de maïs, de riz et de blé mais aussi ceux de cacao, de café et de soja. Lesdits pays ne disposent, bien souvent, ni des resources financières ni des institutions pour s’adapter au yoyo climatique qui se profile lentement mais sûrement à l’horizon des années à venir… Si l’Union européenne produit une grande partie des denrées alimentaires qu’elle consomme, elle dépend aussi en partie de l’importation des denrées sus-mentionnées. À ce titre, la fragilisation des chaînes d’approvisionnement là-bas met à mal, à plus ou moins long terme, nos assiettes ici et laisse présager le spectre d’une pénurie annoncée. Les champs dépeints par Pat Service offrent au regard un paysage à la fois réel et imaginaire que l’on espère ne jamais voir disparaître.

Une enquête publiée dans l’Hexagone cette semaine révèle que la grande distribution privilégie les aliments ultra-transformés pour ne pas dire la "malbouffe" au détriment des fruits, des légumes et des légumineuses. Les promotions alimentaires et les prix au rabais encourageraient en effet la consommation de produits trop gras, trop sucrés ou trop salés et exacerberaient les inégalités d’accès au "bien manger" et à une alimentation saine et variée… Comme le suggère la photographie de Massimo Vitali, le prix des denrées motive immanquablement les choix des consommateurs dans la mesure où c’est lors du passage à la caisse qu’il sont confrontés à la réalité économique.

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NEWSLETTER • 17 MAI 2025

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ÉDITORIAL • 17 MAI 2025

Comme chaque année à cette époque, la “perle de la Côte d’Azur” accueille le rendez-vous annuel du septième art. La cérémonie d’ouverture de la 78ème édition du Festival de Cannes a eu lieu sous les feux des projecteurs ce mardi et a donné le coup d’envoi au célèbre rituel de la montée des marches. Sous les crépitements des photographes, les étoiles qui illuminent les salles obscures ont revêtu leurs plus beaux atours pour gravir une à une les 24 marches iconiques du Palais des festivals. Symbole de richesse et de puissance, le tapis rouge s’est imposé, au fil du temps, comme le symbole universel des événements les plus prestigieux de la scène mondiale. Si cet ornement décoratif reste, dans l’imaginaire collectif, indissociable de la Croisette, ce n’est pourtant qu’en 1984 que le Festival a officiellement déroulé son tapis rouge sur les marches du Palais des Congrès. Le tapis devient alors une passerelle vers un monde de célébrité et de glamourLes passants anonymes dépeints par Yves Tessier rappellent de façon subliminale qu’il n’est toutefois point nécessaire d’être riche et célèbre pour avoir le privilège de fouler la moquette vermeille et de devenir acteur dans le grand film qu’est la vie.

La nature est une scénographe hors-pair. À l’orée du printemps, de la mi-avril au début du mois de mai, la floraison des jacinthes sauvages dans les sous-bois du plat pays émerveille les visiteurs venus des quatre coins du monde et offre aux promeneurs un spectacle tant magique qu’éphémère. Le tableau de Susan Entwistle immortalise le souvenir de ce somptueux tapis de fleurs aux reflets bleu-violet.


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NEWSLETTER • 10 MAI 2025

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ÉDITORIAL • 10 MAI 2025

Qu’il soit bleu azur ou gris souris, crayonné ou voilé, le ciel déploie chaque jour sa palette chromatique. Suspendus en apesanteur entre ombre et lumière, les nuages sont les acteurs d’un ballet aussi fascinant que mystérieux. Nés de la condensation et constitués de gouttelettes d’eau et de cristaux de glace, ils recouvrent près de deux tiers de la planète et jouent un rôle clé sur le climat. Si les stratus et les cumulus, denses et cotonneux, évoluent en basse altitude, les cirrus effilochés tutoient quant à eux les sommets. En réfléchissant la lumière du soleil, les nuages bas agissent comme un bouclier qui rafraîchit l’atmosphère tandis que les nuages hauts exacerbent l’effet de serre en retenant la chaleur terrestre. À l’heure où le changement climatique met à mal les équilibres météorologiques, comprendre l’évolution de la couverture nuageuse est devenu un enjeu majeur pour les scientifiques. Percer le secret des nuages c’est raconter l’histoire du temps qu’il fait et du temps qu’il fera… D’après les projections, sous l’effet du réchauffement des océans, la dislocation des stratocumulus qui les surplombent pourrait précipiter la hausse des températures… Comme le suggère l’installation de Tara Donovan, les nuages, source d’émerveillement, sont aussi les témoins silencieux et évanescents d’un monde en pleine mutation.

Mercredi dernier à Rome, les 133 cardinaux appelés à élire le successeur du pape François se sont enfermés en conclave dans la Chapelle Sixtine qui accueille depuis 1492 ce rituel immuable. La fumée blanche annonciatrice du résultat de l’élection est sortie de la cheminée du Saint-Siège dès le lendemain. Élu au bout de quatre tours de scrutin, Léon XIV est le 267ème pape de l’histoire et le premier souverain pontife originaire des Etats-Unis. À l’instar des oiseaux éponymes dépeints par Hunt Slonem, c’est tout de rouge vêtus que les cardinaux s’étaient réunis pour décider de l’avenir de millions de fidèles.

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NEWSLETTER • 3 MAI 2025

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ÉDITORIAL • 3 MAI 2025

La fée électricité a vacillé ce lundi et entraîné un début de semaine chaotique dans la péninsule Ibérique. Pendant plus de dix longues heures, de la mi-journée à la tombée de la nuit, une panne de courant massive a paralysé tant l’Espagne que le Portugal et mis à l’arrêt transports, commerces et communications. La panne a également impacté le pays basque français et a eu des répercussions jusqu’au Groenland dont les communications dépendent en partie d’infrastructures espagnoles. Si la piste de la cyberattaque a été écartée, la cause de cet incident transfrontalier reste à ce jour indéterminée. Deux constats s’imposent toutefois: non seulement nos réseaux électriques sont interconnectés mais, en outre, sans électricité, le monde ne tourne plus rond. Bien que spectaculaire, il convient toutefois de rappeler que le black-out du 28 avril ne fait pas, à l’échelle mondiale, figure d’exception. En février dernier, pour ne citer que cet incident récent, c’est une partie du Chili qui, le temps d’une journée, était plongée dans le noir. Flux d’énergie, l’électricité ne se stocke pas à grande échelle et la stabilité du réseau repose sur un savant jeu d’équilibriste entre offre et demande. La photo de René Burri immortalise des navetteurs coincés dans une rame de métro lors du blackout new-yorkais du 9 novembre 1965.

Fléau pour la faune sauvage, le braconnage menace la biodiversité. Si éléphants, rhinocéros et pangolins figurent parmi les victimes emblématiques de cette criminalité, d'autres espèces, plus discrètes, tapies aux interstices du visible, suscitent également la convoitise. Début avril, deux adolescents belges ont été arrêtés au Kenya avec, en leur possession, plus de 5 000 fourmis reines dissimulées dans 2 000 tubes à essai. Un trafic insolite, mais non moins illégal, destiné aux marchés européens et asiatiques de l’animalerie exotique. L’essaim dépeint par Ed Ruscha reflète l’organisation méticuleuse des colonies de fourmis dont la synergie collective fascine autant qu’elle intrigue.

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Zoé Schreiber

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NEWSLETTER • 26 AVRIL 2025

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ÉDITORIAL • 26 AVRIL 2025

Ce mercredi, la lecture et l’écriture étaient mises à l’honneur à travers le monde. Chaque année  depuis 1995, la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur célèbre les bienfaits de la littérature et rend symboliquement hommage à William Shakespeare et Miguel de Cervantes, deux grandes figures de la littérature mondiale, tous deux disparus le 23 avril 1616. Que les noms de Roméo et Juliette ou de Don Quichotte résonnent encore au fil des siècles et des générations atteste du pouvoir évocateur des mots. Comme le veut l’adage, les paroles s’envolent, les écrits restent. Ils nourrissent l’imaginaire et tissent des passerelles vers d’autres époques, d’autres mondes, réels ou imaginaires, d’autres cultures. Après Strasbourg en 2024, c’est Rio de Janeiro qui a fièrement porté le flambeau de Capitale mondiale du livre 2025. Une première pour un pays lusophone. À l’heure où la capacité d’attention s’amenuise et où l’omniprésence du numérique favorise l’image et l’instantané, les contours de la lecture sont, comme le suggère la photographie d’Uta Barth, sans cesse redessinés. Portés par les éditeurs, les juristes en propriété intellectuelle, les libraires et les bibliothécaires, le plaisir et le droit de lire et d’écrire sont des valeurs humanistes fondamentales qu’il faut, plus que jamais, mettre en lumière et préserver.

Sommes-nous seuls dans l’univers? D’après une étude récente, des astronomes ont capté de possibles signes de vie, échos d’un monde lointain situé à 120 années-lumière de la Terre. Découverte en 2015, l’exoplanète K2-18b intrigue les scientifiques en raison des traces chimiques, dites biosignatures, qu’elle émet. Non pas celles d’extraterrestres de science-fiction, mais celles, plus modestes à la portée non moins vertigineuse, d’algues marines. L’installation énigmatique de James Turrell traduit l’irresistible attrait de la découverte et du savoir. 

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Zoé Schreiber

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ÉDITORIAL • 12 AVRIL 2025

Publié ce mardi en collaboration avec l'Organisation météorologique mondiale, le rapport de l’observatoire européen Copernicus dresse, comme chaque année depuis 2013, un état de santé du climat. En analysant les niveaux de gaz à effet de serre ainsi que les températures de l’air et de la surface de la mer, cette nouvelle édition confirme une réalité alarmante: 2024 a bel et bien été l’année la plus chaude jamais enregistrée. Bien que généralisé, le réchauffement climatique ne touche pas toutes les régions du monde avec la même intensité. Certaines latitudes se réchauffent plus vite que d’autres et, à ce titre, l’Europe mène la course en tête. En effet, d’après les chercheurs, le Vieux Continent se réchauffe deux fois plus rapidement que la moyenne mondiale. Une longueur d’avance qui n’a rien d’enviable tant les conséquences sont déjà palpables. De la région de Valence en Espagne aux rives du Danube en passant par la Grèce, l’année écoulée a été marquée par une cascade d’événements climatiques extrêmes. Alors que certains pays sont assaillis par des précipitations torrentielles et des inondations dévastatrices, d’autres sont accablés par des chaleurs écrasantes et des épisodes de sécheresse qui attisent le risque d’incendie. À l’instar de la toile d’araignée dépeinte par Vija Celmins, notre monde se compose d’une multitude de fils qui reposent les uns sur les autres et dont l’équilibre peut être menacé si l’on ne veille pas à sa conservation.

Cap sur Osaka! Après Dubaï, c’est au tour du Japon d’accueillir l’Exposition universelle. Inaugurée le 13 avril, l’Expo 2025 se nichera pendant six mois au sein du "Grand Anneau”, la plus vaste structure circulaire en bois jamais construite. Les visiteurs sont invités à se promener tant dans les allées que sur le toit-promenade pour découvrir les pavillons futuristes de 160 pays. Contrairement à la Tour Eiffel parisienne, à l’Atomium bruxellois ou encore à la Space Needle de Seattle, l’Anneau, symbole d’unité mondiale, ne devrait, a priori, pas être conservé à l’issue de l’événement. L’œuvre de Richard Woods laisse d’ores et déjà entrevoir le futur démantèlement des poutres qui composent ce monument architectural.


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Zoé Schreiber

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ÉDITORIAL • 12 AVRIL 2025

Bien qu’il ait finalement décidé de mettre un coup de frein de 90 jours et de limiter à un taux unique de 10% la hausse des droits de douane imposée à plus de 80 pays le 2 avril dernier, l’imprévisibilité du nouveau maître de la Maison Blanche continue à plonger l’économie mondiale dans un climat d’incertitude et de nervosité extrême. De New York à Shanghai, de Tokyo à Hong Kong, de Londres à Paris en passant par Francfort, les places boursières ont dévissé en début de semaine. À contre-courant des principes du libre-échange, la guerre commerciale initiée par les USA marque une rupture avec l’ordre économique établi depuis plusieurs décennies. Mis devant le fait accompli, les partenaires commerciaux sont contraints de négocier et de composer en temps réel avec cette nouvelle géométrie. Dans un monde interconnecté où les chaînes de production sont éparpillées aux quatre coins du globe, l’onde de choc est telle qu’elle fait vaciller les fondements du commerce international. Si le propre des marchés est de fluctuer, les amplitudes boursières observées et la trajectoire dans le rouge des courbes financières ont fait craindre une récession planétaire et révisent d’ores et déjà à la hausse les prévisions d’inflation. La volatilité des oscillations dépeintes par Mark Francis rappelle en filigrane les graphiques en chandelier des traders et traduit la fébrilité ambiante.

Le weekend de Pâques approche à grands pas et, avec lui, la traditionnelle chasse aux oeufs en chocolat. Appréciée par les petits et les grands, cette gourmandise enrobée de papier coloré a déjà fait son apparition dans les rayons. Force est de constater toutefois que, cette année encore, envolée du cours du cacao aidant, la savourer aura un certain coût pour ne pas dire un coût certain. Bien qu’elle soit dépourvue de la richesse symbolique des œufs, la tablette en chocolat qu’offre à notre regard Alessandro Raho n’en demeure pas moins un enchantement pour les amateurs.

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Zoé Schreiber

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ÉDITORIAL • 5 AVRIL 2025

Les humains n’ont pas le monopole des compétitions. Tant s’en faut. Si les chevaux de course se démarquent par leurs performances exceptionnelles, le règne animal compte dans ses rangs bien d’autres champions. Ainsi et à ce titre, certains volatiles qui survolent nos villes et nos campagnes peuvent eux aussi, à force d’entraînement, se transformer en sportifs de haut niveau. En Belgique et dans les cités minières du Nord de la France, en Hollande et en Allemagne, l’art d’élever et de faire concourir des pigeons voyageurs est une discipline sportive à part entière. Dotés d’un sens de l’orientation infaillible, les meilleurs sprinteurs et marathoniens du ciel sont belges. Ils se vendent à prix d’or sur les marchés internationaux et suscitent, au grand dam des éleveurs, toutes les convoitises. Ces derniers mois, les vols en série se sont multipliés et d’ores et déjà plus de 500 pigeons de concours belges ont fait l’objet de disparitions inquiétantes voire criminelles… Si nombreux sont ceux qui estiment que les pigeons dépeints par Jan de Vliegher sont des nuisibles qui n’ont pas leur place en milieu urbain, pour les colombophiles rien n’égale la magie des retrouvailles avec leurs athlètes à plumes.

Évènement annuel incontournable depuis 1961, la semaine du design de Milan met à l’honneur le mobilier, l’artisanat et l’architecture d’intérieur. La 63ème édition se tiendra dès la semaine prochaine et attirera des visiteurs du monde entier. Elle fera, comme à l’accoutumée, la part belle aux dernières tendances tout en braquant cette année les projecteurs sur les innovations en matière d’éclairage et sur la lumière, muse des architectes et des scénographes. Comme l’illustre l’oeuvre de Hwang Seontae, qu’elle soit artificielle ou naturelle, la lumière module nos espaces de vie et favorise une meilleure connexion entre l'intérieur et l'extérieur.

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Zoé Schreiber

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